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26 décembre 2006

Commentaires

il était mon souffle et son souffle m'a tuée un jour de printemps,
il était ma raison d'être, puisqu'il avait mon rêve dans sa mémoire,
il était mon souffle et son souffle m'a tuée un jour de printemps,
je n'étais plus, je n'existais plus il avait pris mon rêve, il avait soufflé mon rêve qui s'engouffrait dans la spirale de son enfer, de son vide,
j'aurais dû, j'aurais dû, seulement voilà, il était trop tard quand j'ai su que c'était lui qui m'avait tuée ce matin-là, ce matin de printemps.
j'étais dans l'autre monde et je ne le voyais plus,
et lui devait bien rigoler par ce matin-là, ce matin de printemps, il avait pris mon rêve et m'avait assassinée parce que mon rêve c'était ma raison de vivre,
et de l'autre côté du monde, l'on m'a dit que c'était lui qui avait mon rêve et qu'il fallait que je revienne le chercher. Je l'ai cherché, cherché pendant longtemps, je n'ai pas retrouvé mon rêve, je suis repartie dans l'autre monde et l'on m'a dit que je n'avais pas retrouvé mon rêve, il me fallait encore repartir pour un grand voyage.
j'ai beaucoup réfléchi et j'ai encore marché, marché longtemps et quand je me suis arrêté de marcher,
j'ai rencontré mon rêve dans le regard de quelqu'un et j'ai dit que c'était mon rêve et il m'a dit que c'était mon rêve et qu'il m'attendait depuis tellement longtemps qu'il ne pensait plus me voir, plus à mon rêve qu'il avait dans les yeux.
et depuis, je ne marche plus, je passe mon temps à écrire mon rêve, dans le souffle du regard de celui qui m'a redonné mon rêve.
et un matin, je partirai dans l'autre monde avec mon rêve dans les mains, et, je sais bien que je ne reviendrai jamais.
clem

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