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02 octobre 2006

Commentaires

Quel plaisir de voir que Julien Green n'est pas tout à fait oublié.
Ce grand auteur a illuminé la fin de mon adolescence avec Adrienne Mesurat, un des grands livres de notre temps, qu'on oublie trop souvent.

aujourd'hui c'est le contraire de ce qu'a connu Julien Green, quand on travaille bien, quand on a la conscience et l'amour de son travail, à l'éducation nationale, on t'en fait voir de toutes les couleurs, et l'on te décourage si ce n'est pas pire. Le mal de notre société qui n'a plus d'idéalisme sinon sa carrière, le pouvoir.. dommage pour nos enfants et futurs enfants.
clem

Il faut rendre son tablier
De vacance et d'air libre

Un coup d'épaule du métier
Sur le chemin des écoliers

Il faut rendre ses billes
Irisées douces secrètes

Pour le bruit des leçons
Sur la chaise rivée

Des énigmes et des joies


=> Merci, cher Alfred, de rappeler le nom de Julien Green à notre mémoire. C'est un auteur que je croise régulièrement sur mon passage ces derniers temps. Pour mon plus grand plaisir. Je me souviens de Moïra. Un très beau texte, dense et difficile mais magnifiquement porté (en Corse) par les acteurs du Teatrinu du Giunssani, un soir de pleine lune et de grillons. Une belle audace, signée Robin Renucci. Qui m'a donné envie de retourner à Moïra.

=> Oui, Clem, c'est aussi vrai, mais il faut se garder des excès de la généralisation.

=> JJD: Mais il y a pour guider la rêverie
le grésillement familier de la craie
sur le tableau noir
mitraille bienveillante de cigales
sur la grisaille des jours
et il y a aussi
le crépitement régulier de la corde à sauter
qui rythme inlassablement les récréations
ou encore les litanies à la balle
qui cogne contre le mur du Pré-O
puis plus tard
les conciliabules des filles qui se chuchotent
leurs rêves tout en échangeant
les premiers secrets
et les premiers bâtons
de rouge à lèvres...

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