« 18 octobre 1901 | «La Belle Otero» à l’Olympia | Accueil | Linda Maria Baros | Z »

19 octobre 2006

Commentaires

outre un plaisir intellectuel, presque tout ce qu'elle dit me touche

Chère Angèle,

J'ai l'impression que ces mots décrivent un peu ta situation actuelle !? - On ne peut pas tout faire à la fois ! Patience!
Prends ton temps, et avec le temps tout va s'arranger.
Je t'embrasse

toucher le fond, c'est sonder au plus profond de soi les pulsions de vie et de mort. Et quand on remonte à la surface, c'est la pulsion de vie qui a triomphé et qui nous conduit vers un chemin plus agréable.. parfois.. jusqu'à ce que l'on rencontre à nouveau le fond de soi..
clem

La mort de Nathalie Sarraute m'avait touché. Quelques jours après mes 16 ans, disparaissait ce grand écrivain que j'admire (et des gens de mon âge, nous devions être bien peu à l'avoir lu!).

Son oeuvre est rattachée au "nouveau roman", ce que j'ai toujours du mal à comprendre, tant son écriture embrasse des domaines beaucoup plus vastes et nous touchent profondèment par leur précision.

Brigetoun, Ouchy, Clem.

Peut-être cette expression, employée à l'origine avec son complément,"toucher le fond du désespoir", s'est-elle aujourd'hui un peu édulcorée avec l'usage. Je l'entends assez souvent autour de moi, chaque fois que des difficultés imprévues surgissent dans la vie. Je n 'ai pas en mémoire le contexte dans lequel s'inscrit la réflexion de l'auteure. Cela mériterait une petite recherche. Au coeur de l'ouvrage d'où la réflexion est tirée et dans ma bibliothèque, véritable Babel en reconstruction !

Pour ce qui est de moi, je crois bien pouvoir dire que j'ai, en effet, touché le fond ces derniers mois. Avec des moments de répit, fort heureusement. Mais je crois aussi vraiment que le pire est passé. Je dois beaucoup, dans ma survie, à Terres de femmes et à vous aussi, mes trois fidèles lectrices. Avec le recul et avec l'exceptionnelle faculté d'oubli qui me caractérise, ces mois difficiles se volatiliseront et je ne garderai plus en mémoire que le meilleur de ce temps "perdu".

Cher Alfred: sans doute avons-nous fait nôtre, à notre insu, ce qui était à l'époque du Planétarium, un mode d'écriture tout à fait novateur. Et si Nathalie Sarraute, chef de file de la nouvelle vague des écrivains des années 1970, a "milité" avec d'autres pour l'émergence du Nouveau Roman, ce qui nous rattache à elle aujourd'hui, et nous émeut, c'est le "style", si particulier. La voix, la musique de l'écriture. Ce qui fait que l'on dit : c'est du Sarraute, "ça" ! Et c'est déjà tellement !

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.