« Éclats d’éclats (12) : alvéolaires | Accueil | 1er juillet 1854 | Journal d’Eugène Delacroix »

30 juin 2006

Commentaires

....
Il résiste cependant, il ne veut pas de l'excessif épanchement romantique, il se méfie de ses envies de divin, ce sens caché des arbres, des pierres et des horizons. Il sait que ce théâtre peuplé de peintures et de mythes n'est que le fruit de son imagination, il sait que le mot insistant qui lui dicte à l'oreille, paradis, paradis, paradis, n'est qu'une illusion.

Et cependant la promenade achevée se poursuit "de la périphérie vers le centre"; les mots émergent qui redonnent créance à l'invisible, au murmure prolongé des lieux, à l'accueil des signes multiples et divers qui nous rend plus calme, plus assuré, "moins inquiet de disparaître ou de vivre en vain."

( guillemets: Paysages avec figures absentes
de Philippe Jaccottet)

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.