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07 juin 2006

Commentaires

(ce texte calqué et différent de cette "lettre à un vieux calligraphe" est sorti en une minute; un espontaneo diraient les amis hispaniques : c'est dire sa force et ses faiblesses)

Soixante et un an passés
par les lèvres et les livres

En alerte des voix autres
et des regards multiples

Puis laisser cette trace
au sortir du labyrinthe

Aucun nom aucun corps identifiables

Mais une porte par laquelle
Tout homme et toute femme
Peuvent entrer et sortir

Tant et tant de jours passés
à humer l’air
des rêves et des fantaisies
à épier l’indicible des choses
dans l’infini du ciel
et des étoiles du gecko

puis écrire ces mots
devant la porte entrebâillée
hasarder un regard
dans les recreux du labyrinthe
sauter à cloche-pied
sur les traces à demi
effacées
et rire, rire enfin
à l’air du soir
et à la beauté
égarée du monde

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