https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup Yves Bonnefoy | Les Planches courbes (VII) - Terres de femmes

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Commentaires

Je continue à savourer cette lecture des Planches courbes, ici la voix "Dispensatrice de sens".
Dans le colloque que tu nous proposes en ligne, Yves Bonnefoy dit : "Le son révèle alors la puissance dormante de la parole par l'usage inhérent des phonèmes", et aussi "le son affaiblit la force du concept par la parole".
Et je lis alors d'une nouvelle lumière le recueil Le Chant d'Eugène Guillevic.
P. 59 :
"Un chant
N'est pas le chant
Pour ceux qui l'entendent

quand ils le sentent porter
L'écoulement du temps.

Le chant arrache
A la durée."

Merci à toi, Edith, de cette mise en résonance de la poésie d'Yves Bonnefoy avec lui-même et avec celle de Guillevic. Les deux poètes, également passeurs, ouvrent pour nous des espaces oubliés, des arrière-pays musicaux assourdis. Ils élargissent le monde et nous donnent à voir et à entendre ce que nos oreilles blasées, nos sens émoussés se refusent à percevoir. Ils nous prennent par la main pour nous conduire vers l'essentiel.

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