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20 avril 2006

Commentaires

Je tiens que Baudelaire aurait choisi de vivre
ses souffrances et larmes en limon de plaisir
et d'une nuit qui dure faire fleurir l'ennui
pour que l’œuvre qui naît soit du bel aujourd'hui

Mystérieuse Edith, merci de ce subtil quatrain qui rend compte de la complexité du "poète de la modernité". Travaillé durement par le combat, toujours vivant, du Spleen et de l'Idéal.

Baudelaire qui pose si bien, Angèle, la complexité de vivre, ballotté entre plaisir et souffrance à la recherche d’une sérénité qui ne rime pas toujours – hélas ! - avec félicité.
Baudelaire que j’aime à lire et dont impudemment, sans trop de sérieux et surtout beaucoup plus humblement qu’il ne pourrait paraître, j’aime à oser réponse…

Je tiens que Baudelaire aurait choisi de vivre
Ses souffrances et larmes en limon de plaisir
Et d’une nuit qui dure faire fleurir l’ennui
Pour que l’œuvre qui naît soit du bel aujourd’hui

Passion homme passionné, à l’endroit à l’envers
Et toute sa raison embobinée de vers
Je crois que de son cœur saignaient les émeraudes
Je sais que de sa voix pleuraient les amours rauques

Baudelaire je te bois, je m’enivre de toi
J’acoquine mon cœur dans tes versets en pleurs
De ta sève je fais or flammerole de mon corps

Quand ton soleil s’est tu aux oreilles absinthes
Lors, ta plume perdue aux paupières absentes
Pousse dans mon jardin comme fleurs de tes mains

"Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre" ?

Me voilà bien marrie
et fort mal armée
de vous voir dévoiler
cet autre part d’Orphée

« je est un autre » n’est-ce pas ?

Toutes mes amitiés

Sérénité, Edith ? Luxe, calme et volupté, plutôt, non ?

Merci d'être passée sur ma plage. A bientôt !

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