https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup Philippe Jaccottet | Toute fleur qui s’ouvre - Terres de femmes
Ma Photo

Prix de la critique poétique Aristote 2013

Blog powered by Typepad
Membre depuis 12/2004
BIBILIOTHEQUE
___ Index des auteurs cités

Italies Fabulae




  • Italies-fabulae-Paoli



    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



Solitude des seuils
Solitude des seuils



De l’autre côté

Le Lion des Abruzzes
chez Cousu Main






Arbre bruyère
L'arbre bruyère, avec Stéphane Causse





Rouges de Chine




  • ROUGES DE CHINE => PAGE D'ACCUEIL






Éclats d’éclats




  • Éclats d’éclats



MURALE 1
Murales
Noir écrin
Noir écrin
Corse Carnets Nomades(1)
Manfarinu l'ane de Noël(1)
Murales
Le tour de Corse à la voile 150
Le tour de Corse à la voile
Les topiques d'Angèle Paoli
___ Index de mes topiques
Bleu _Fotor
_____ Anthologie du bleu
BNF lettrage
Angèle Paoli / Data Bnf
6a00d8345167db69e2010534cb4443970b-800wi
Angèle Paoli / Zilbal -donna
LES PLANCHES COURBES YVES BONNEFOY
Lecture des - Planches courbes - d'Yves Bonnefoy

« 14 mars 1950 | Édith Piaf fait sa rentrée salle Pleyel | Accueil | 15 mars 1954 | Sortie en librairie de Bonjour tristesse »

14 mars 2006

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

"Foresta marina all'aurora,
folta e inzuppata di vento,
io entro e soffoco in te."

da Appunti per la luce dell'alba

Philippe Jaccottet

« Et néanmoins je dis encore, […] / mais en me forçant à parler, plus têtu / que l’enfant quand il grave avec peine son nom / sur la table d’école […]»

Procédant souvent du simple au complexe, d’une image presque anodine à une comparaison plus insolite, Jaccottet progresse par touches brèves et retouches successives, précise, affine, suggère, et débouche tout naturellement sur une zone d’ombre, qu’ensuite il lui faudra éclairer.

L’incipit de À la lumière d’hiver que j’avais envie de citer ici, à la suite de l’extrait que vous nous donnez à lire, propose un exemple tout à fait remarquable, de cette tension entre un récit encore inabouti si l’on veut, et par ailleurs, la construction rigoureuse de l’ensemble.

Tenant à égale distance l’affirmation et la négation, le poème reste en suspens. C’est entre ses lignes, qui se font et se défont, ou encore dans l’intervalle, que quelque chose peut apparaître.

La confrontation avec l’image ainsi, n’est jamais immédiate, mais différée, même lorsque dans les Carnets ou plus récemment dans les feuillets de Truinas, la perception du réel est presque toujours marquée par la circonstance, le circonstanciel ; temps qu’il fait, humeur de telle ou telle personne rencontrée, invite d’un chemin écarté.

--------------------------------

Ph. Jaccottet, À la lumière d'hiver précédé de Leçons et de Chants d'en bas et suivi de Pensées sous les nuages, Paris, Gallimard, 1994, p. 78. [Un extrait et une page que je cite de mémoire.]

[Sur l'affirmation, la négation et les tâtonnements de l'énonciation, consulter l'ouvrage de Michèle Monte] Mesures et passages. Une approche énonciative de l’œuvre poétique de Philippe Jaccottet, Paris, Honoré Champion, 2002, 436 p.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.