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08 mars 2006

Commentaires


Merci, chère Angèle, d'attirer notre attention sur Pernette du Guillet. Elle fait partie des poètes plusieurs fois citées par celles et ceux qui ont bien voulu répondre à l'enquête que je suis en train de mener, pour Poezibao, sur la place des femmes en poésie.


Une poétesse lyonnaise à l'honneur aujourdhui, voilà qui ne pouvait pas manquer de me faire plaisir !

Ci-dessous un extrait de sonnet de l'autre grande lyonnaise dont les premiers vers polissons comme une invitation ma foi bien tentante avaient retenu mon attention. De Louise Labé donc :

"Baise m’encor, rebayse moy et baise :
Donne m’en un de tes plus savoureus,
Donne m’en un de tes plus amoureus :
Je t’en rendray quatre plus chaus que braise"

Extrait du Sonnet XVIII (voir détails ci-dessous), citation placée en exergue de Jeanne de Nicole Avril, Flammarion, 1984.

Dans l’avertissement du livre des Œuvres de Louise Labé Lyonnoise (édité par Durand et Perrin à Lyon en 1824), un dialogue imaginaire entre Sappho et Louise Labé est ainsi annoncé :

"Un Dialogue, composé par M. Dumas, sert de préface : sous une forme, pour ainsi dire dramatique, il fait connoître le caractère de Louise Labé et le genre de son talent, ainsi que les rapports et les différences qui existent entre elle et l’immortelle Sappho ; et il finit par signaler le but qu’on s’est proposé d’atteindre, en reproduisant pour la sixième fois le recueil entier de ses ouvrages."

Pour consulter l'intégralité du dialogue, cliquer ICI.


Merci, Pascale, je connaissais ce dialogue imaginaire entre Louise et Sappho. Mais j'avais occulté le récit de la mort de Sappho qui se serait suicidée en se jetant dans les flots. Le navigateur Phaon étant insensible à ses appels. Pernette fait une brève allusion aux amants dans ses Rymes. Mais surtout, dans un autre poème, elle adresse à Sappho ces reproches:

"Sapho, que faisois-tu,
Qui voulois sans vertu
Tel chemin entreprendre?
Ne valoit-il pas mieux,
Sans fascher les haultz Dieux
Reculer, que descendre?"

Pernette du Guillet, Rymes, p. 126, vers 109 à 114.

Je trouve cette strophe très mystérieuse; et je n'ai rien trouvé qui puisse l'éclairer/m'éclairer...

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