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25 février 2006

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Quelqu'un derrière la porte ou la solitude habitée ?

Un poème comme un scénario, un rythme qui me plaît, une fin en questionnement :

"J’attendais donc quelqu’un
Que je n’attendais pas ?"

« Celui qui rêve en moi rêve qu’il rêve à moi
Il me dit tout bas Ne m’accompagne pas
Le rêve de toi que je fais est un peu triste
[…]
On entend des pas s’éloigner doucement
Et il y a seulement dans un cendrier
Une cigarette qui se fume seule comme une vie
Que personne n’a eu le courage de vivre
Non Ne viens pas avec moi dans ce mauvais rêve
Il ressemble un peu trop à ces vrais jours de veille
Où personne ne vient au rendez-vous fixé
Ou bien celui qu’on attendait est arrivé trop tard […] »

Claude Roy, « Rêve de la nuit du vendredi 13 juin », in Le Voyage d’automne, Gallimard, Collection Poésie, p. 278.

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