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22 février 2006

Commentaires

bonjour,
quelques mots ... je n'en dirai pas plus, je n'en dirai pas moins ... ce blog est magnifique ... je prendrai le temps d'y revenir plus longuement.
cordialement
déborah

ps: je cherchais des extraits de A. Rochedy, et je suis tombée, par hasard, sur votre blog ... j'ai beaucoup aimé "Armez-vous des feuilles du rêve ..." ... je déposerai ces mots sur le mien.

Merci à vous Déborah et bienvenue à bord.

Dès que j'aurai un moment (demain ?), je mettrai en ligne cet autre poème de Rochedy (c'est inscrit dans mes tablettes)... OK, Guidu et Yves ?


Et quel souffle de bleuets

"Il y avait entre les mots un long
sable de silence et l’on courait pieds
nus comme des enfants saoulés de vent
jusqu’aux falaises bleues avant de
rouler sur la pente infinie de la mer.

***
Mais quel chant pour l’étoile
mise au monde et quel souffle de
bleuets ? Cette femme qui passe est
choisie pour le sacre. Elle donne son
visage à la source brûlée et ses mots
font silence.

***
Et vous perdue dans les
feuillages d’ailes, sur les lèvres du
messager, qu’avez-vous lu ? Quel cri de
faim, quels mots de songe ?
Ne brûlez pas la joie qui vous
garde, ô mon amour, qui avancez pour
un règne de neige.

***
Matin calme. La jeune femme
embrasse le petit visage et le tourne
lentement vers la montagne bleue et
c’est comme si l’on voyait le monde
à sa naissance, comme si le cœur des
choses allait battre toujours."

André Rochedy, Chants de la traversée, L’Arbre à paroles, 1999, pages 51-54.

Un double merci, Angèle, pour ce texte qui m'a fait revivre deux très beaux moments de théâtre: une visite de la troupe du théâtre des Amandiers en Belgique, où elle avait joué un Jeu de l'amour et du hasard radicalement dépoussiéré, vibrant de vie et de jeunesse. Et Combat de nègre et de chien, une pièce que j'ai vue dans une autre mise en scène et qui m'a marquée par son dépouillement et son extrême tension...

Et merci aussi pour le désert d'Israël Eliraz... Un coup de coeur.

Oui, Anne, je me souviens d'être allée la même année 1983 aux Amandiers, à Nanterre, le 4 juin 83 très précisément, voir la première des Paravents de Genet. Dans une mise en scène de Chéreau. Un spectacle très impressionnant. Qui nous a tous marqués, durablement.

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