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16 janvier 2006

Commentaires

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Flap ... à propos de mélancolie ... sourire ! *

Une pluie d’automne cinglait la fenêtre de gouttes comme autant de larmes coulant sur les joues de la maison. Le chant plaintif du vent filtrait, murmure strident, mélodie toujours renouvelée preuve de son impuissance. Le regard perdu aux rafales qui courbaient les arbres, je restais impassible et immobile, face aux éléments. L’après-midi languissant s’achevait et le tumulte extérieur rendait le calme profond de la chambre d’un ennui encore plus terrifiant. Je me remis à écrire. Il ne me restait plus que quelques heures mais les mots s’accrochaient, refusant le papier. Déjà un an plus tôt …

*
Merci de me faire part de vos observations quant à ce petit texte ?


busard

« Déjà un an plus tôt » … Bonne amorce, mon cher busard, pour un incipit de roman. Le retour en arrière motive l’imagination, lui donne l’impulsion nécessaire à l’allumage de la lecture.
Que s’est-il donc passé que le lecteur avide ne saura qu’en se lançant dans le roman ? Car, il ne peut s’agir que d’un début de roman (ou de nouvelle).
Il y a aussi les non-dits. Qui maintiennent le suspense. « Il ne me restait plus que quelques heures ». Avant quoi ? Avant de partir ? D’en finir ? De recommencer ? Les attentes de lecture sont là, en filigrane, bien posées.
Quant à l’atmosphère sombre qui enveloppe le narrateur (écrivain ?), elle se charge d’angoisse et de contradictions. Qu’en est-il au juste de l’impassibilité et de l’immobilité du « je » face au déchaînement des éléments ? Pourquoi le calme de la chambre serait-il rendu plus terrifiant encore ?
De ce jeu d’oppositions naît tout le questionnement du lecteur, un questionnement engrangé sans même qu’il s’en rende compte. Un pacte de lecture s’instaure dès ce premier paragraphe, pacte à trois. Qui engage à la fois l’écrivain/le narrateur et le lecteur dans un échange réel mais silencieux.

Un bien beau texte Busard, de belles métaphores et un joli choix de mots pour exprimer le bruit et la vie à l'extérieur, l'ennui, la langueur et peut-être l'attente à l'intérieur. On entend le texte tout autant qu'on voit le paysage perturbé en proie aux éléments. Une habile utilisation du suspense aussi, qui fait se poser des questions quelque peu angoissées. Quelle est donc cette menace qui paraît peser sur le narrateur et qu'il semble avoir reconnue ? Quelle est la cause de ce terrifiant ennui ? Le temps qui passe ? L'inspiration qui ne vient pas ? Et le début de la dernière phrase porte la curiosité du lecteur à son comble, un retour dans le passé promesse de riches révélations... A quand la suite Monsieur l'Oiseau ? Viendrez-vous bientôt déposer les fruits de vos réflexions sur la mélancolie ? En attendant, bons vols sous nos tristes cieux hivernaux, ne laissez pas les frimas entraver votre liberté...
Oisivement vôtre,

Flap... Angèle et Pascale

Merci à vous deux pour ces commentaires... vous m'offrez l'opportunité de poursuivre... je n'y manquerai pas.

Pour ma part, il me semblait que mon approche était trop alambiquée... trop fouillée ... pas assez simple ... mais vos réponses ne mettent pas ces aspects en exergue... alors ?

Bonne journée à vous !

busard ... l'zozio netique zépigloptaire

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