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24 janvier 2006

Commentaires


Il était abattu,
face à lui étendue,
sa mémoire effondrée
il restait là planté
perdu, déraciné,
veines brutes
de bois mort
à grands coups
de hachoir.
Miroir.
Un noeud
à son mouchoir.

Que celui-ci est beau, soleil et lunes mêlés, en effet. Et ce renflement sensuellement féminin, cible de tous les désirs ! J'aime aussi les couleurs passées, lavées par le temps, usées par les caresses. Tendre forme où poser une joue fatiguée et écouter le bruit de la vie qui court et s'enfuit ailleurs. Magnifique photo, non moins magnifique que les mots qui l'accompagnent si parfaitement. Bravo Angèle.

J'ai eu quelques difficultés à venir te lire (toujours ces ennuis techniques d'un ordinateur à bout de souffle !), mais voilà, j'y suis !

J'aime particulièrement cet extrait ! D'autres aussi, mais je prends le train en marche !

Une image me fait rêver : la fluidité, la fragilité, le fugace, tout y est :

"écorce d'eau et d'arc-en-ciel"

Une écorce d'eau, une écorce mouvante, qui s'adapte à toutes les formes, qui fait corps, qui glisse et qui fuit.

"Un doux zéphyr l'a emporté
dans ses haleines alizées."

Le zéphyr plus doux encore par les sifflantes.

Merci pour cette élégie aux bois peints, Angèle ! J'ai apprécié. Vraiment.

En toute amitié.


" Elle pense aux bois flottés qui, peut-être, l'attendent à l'autre bout du ciel"
Angèle Paoli
C'est ce 5 août.. http://terresdefemmes.blogs.com/photos/aacdle_passeur_de_melanco/le_passeur_de_mlancolie_copertina_01.html>La passeuse de mélancolie marche...


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