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    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



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05 janvier 2006

Commentaires

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Si j'aime particulièrement ce livre de Marguerite Duras, c'est parce qu'il montre la pugnacité d'une femme à ne pas baisser les bras, même quand les circonstances sont on ne peut plus défavorables.
"La mère", cette mère dont il n'est que question dans ce livre est à elle seule symbole de vie:
"Même depuis l'échec des barrages, il ne se passait pas de jour sans qu'elle plante quelque chose, n'importe quoi qui pousse et qui donne du bois ou des fruits ou des feuilles, ou rien, qui pousse tout simplement."
Et pourtant, en même temps, cette mère, cette femme, sait qu'il ne faut plus y croire, elle regarde, très froide, les enfants qui meurent dans le village ; non pas par indifférence, mais par lucidité de se savoir si impuissante : "Les enfants, eux, naissaient toujours avec acharnement. Il fallait bien qu'il en meure."
Du Duras vu par Duras.

Je ne savais pas que ce roman avait été adapté pour le théâtre ; sûre que j’y courrais si j’en connaissais la programmation ! Mais j’ai eu la chance d’assister il y a quelques mois à une représentation de la pièce Agatha où il est encore question de fleuve et de ce sentiment si particulier, qui unissait Agatha, et son frère, et la mère.
Agatha, une des autres de Duras, comme la mère, comme la petite de l’amant et certainement tant d’autres…

Oui, Edith, le Barrage, c'est ça, c'est le roman de la mère, autour de la mère, autour de son refus de laisser le destin détruire sa concession dans le détroit du Mékong. C'est le récit d'une lutte obstinée pour préserver sa terre, de son travail entêté contre la force aveugle du Pacifique. Ce que nous lisons là, ce n'est pas une métaphore de la vie, mais la vie elle-même. Et pourtant, par-delà le récit de la vie de Madame Donnadieu, ce roman peut se lire comme une métaphore de toute vie, et en cela rejoint l'universel.

Quand la culture et la littérature sont sources d'échanges chaleureux comme ceux-ci... Merci Guidu et Yves, je n'ai malheureusement pas encore eu le temps de regarder vos infos en détail mais j'ai grand hâte que ce soit le week-end pour ce faire. Je vous ferai part de mes réactions...
Amitiés et bises à vous deux.

Ho amato questo libro, meno il film... e concordo con te, è la vita stessa che si mostra nella sua durezza, per questo ci è così vicina, per questo la sua lettura è universale. E poi risentire la sua voce oggi, non sono sicura d'aver capito tutto, ma è stata una bella emozione. Grazie!

Eh bien dites-moi ! En voilà une découverte ! Je connaissais le nom de Lucio Battisti mais, à ma grande honte rétrospective, pas sa musique ! En mettant l'extrait de Guidu en route je m'attendais à une voix du style crooner italien (Umberto Tozzi, ahhh) ou quelque chose dans le style écorché vif de Paolo Conte ou bien encore du dérisoire à la Celentano ; rien de tout ça, mais une voix mélodieuse, qui berce (la tendresse, Guidu, la douceur ! ), qui pointe dans les aigus, et un bien beau texte, reposant mais qui fait également réfléchir, songer à ce qui pourrait, ce qui devrait être. Il n'y a rien à faire, j'écoute de l'italien et je suis transportée, heureuse, toutes ouïes, je frétille et je m'alanguis... Merci pour ce beau moment de partage...

Ces liens n'existent plus ! Dommage.
http://wf148.lerelaisinternet.com/WEBMAGAZINE/N%C2%B07/REVUE7_7.HTM
http://www.swan.ac.uk/french/duras/
Merci pour vos notes de lectures ! et tout votre site d'ailleurs !
Ellise

PS du Webmestre : les deux liens sont à nouveau actifs.

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