https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup 30 janvier 1652 | Mort de Georges de La Tour - Terres de femmes
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30 janvier 2006

Commentaires

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Merci pour ces mots et ces images de Terres de femmes.

Connaissez-vous le texte de Pascal Quignard, Georges de La Tour, réédition chez Galilée (parut. 11/2005) d'un ouvrage paru chez Flohic/1993 ? Beau texte - à mon avis.

(J'habite en Ardèche et ...les châtaigniers !!! aussi...)

Magnifique travail sur la lumière aussi dans Le nouveau-né...

Ah! De la Tour ! Un de mes glorieux compatriotes !
Au musée de Nancy, je suis resté en admiration de longues minutes devant La Femme à la puce de ce peintre si magnifique...

Merci à tous trois pour vos commentaires. Avec un sourire musical particulier à Ellise l'Ardéchoise pour ce premier séjour sur TdF. Oui, je sais, celle-là n'a qu'une aile (mais c'est Brendel qui joue, cela vaut bien deux ailes). Non, je n'ai jamais lu cet essai de Quignard, que je ne connais que de nom. Je vais aller faire un tour chez mon libraire. Merci pour ce conseil et ...buona notte...

Ellise, Pascale, Alfred... En revoyant le tableau du Nouveau-né ou celui de la Femme à la puce, je réfléchissais à la question du traitement de la lumière par le peintre lorrain. Dans les tableaux de La Tour, la lumière est toujours apportée par une chandelle ou une flamme, tenue à mi-hauteur des corps, parfois même cachée. Elle ne provient jamais, comme chez Caravage d'une fenêtre ou d'un rai lumineux venant de l'extérieur. Elle est là, lumière d'intérieur, pour révéler de sa flamme vacillante l'intériorité des personnages plutôt que les visages eux-mêmes. Leur extrême concentration sur l'essentiel. L'expression d'un recueillement.

C'est bien ce que j'aime chez Georges de La Tour, cette sorte de concentration sereine, cette douceur, cette bonté - et même une certaine naïveté - qui émanent des personnages. J'éprouve à chaque fois que je regarde l'un de ses tableaux une grande paix de l'âme, un calme profond et heureux. Et lorsque je dis naïveté, je l'entends dans le sens de pureté. Ces gens savent où est l'essentiel, ils sont habités en effet d'une douce flamme, d'une lueur intérieure qui leur confère une plénitude apaisée et apaisante. Le nouveau-né m'avait été offert en carte postale (seulement !) à la naissance de ma première fille, quelle douce attention, quel beau message, quelle tendre promesse. Voilà pourquoi il reste mon tableau préféré de ce merveilleux artiste.

Mille mercis (Brendel... et Pollini que j'allais écouter à Paris dans les années 70 du siècle précédent : 500 km pour un concert !)

La lumière... fascinante... dans la nature et les tableaux... et la photo ... Lumière/ombre/nuit ... je relisais Malraux La Monnaie de l'Absolu (imprimé le 15 juin 1950 !). Il écrit de longues pages sur La Tour/Caravage : "[...] La Tour est le seul interprète de la part sereine des ténèbres".

Pour les passionnés de Georges de La Tour Wikimedia Commons propose une série de toiles du maître avec des détails. Le tout est téléchargeable en haute résolution !

Amicizia
Guidu ____

A l'occasion de l'année Mozart [Source] et du récent 250e anniversaire de sa naissance, le 27 janvier dernier, 2 citations, l'une du grand musicien, l'autre d'un confrère sur le dit musicien :

"Ni intelligence élevée, ni imagination, ni les deux ensemble ne font le génie. Amour, amour, amour, voilà l'âme du génie."
Wolfgang Amadeus Mozart

("Neither a lofty degree of intelligence nor imagination nor both together go to the making of genius. Love, love, love, that is the soul of genius. "
Wolfgang Amadeus Mozart)

" Ô Mozart, immortel Mozart,
comme elles sont nombreuses, comme elles sont innombrables, les visions inspiratrices que tu as laissées dans notre âme d'une vie meilleure, plus heureuse !."
Franz Schubert, Journal, 1816

("O Mozart, immortal Mozart,
how many, how infinitely many inspiring suggestions of a finer, better life have you left in our souls ! "
Franz Schubert, Diary, 1816)

Andrée Chedid a écrit un récit intitulé La Femme de Job (Maren Sell/Calmann-Lévy, 1993). Voici ce qu'elle répond à Brigitte Kernel qui lui pose la question suivante: "Comment choisissez-vous d'utiliser le "je", comme dans La Femme de Job, par exemple?"

"J'ai toujours pensé à Job comme étant un personnage de la Bible extraordinaire. Il me plaît parce qu'il y a en même temps chez lui une espèce d'acceptation et de révolte, une rébellion tout d'un coup, vers la fin. Le femme de Job n'existe presque pas dans la Bible, elle s'exprime en deux lignes. Je la trouvais intéressante parce qu'elle n'était pas vraiment croyante, elle tentait de faire réagir Job, refusant qu'il se plie et se replie devant le malheur. Peu à peu, une osmose se crée entre eux, comme une danse. A la fin, c'est elle qui meurt. Je me suis mise dans la peau de cette femme. Elle est plus rebelle que lui, je me sentais proche d'elle. Car sous mon air calme se cache quand même une rebelle. J'ai vécu en Egypte dans un milieu aisé, mais je voyais autour de moi tant de misère, tant de souffrance. J'acceprais mal tout ça, je me sentais mal à l'aise, en décalage. Je me souviens que ma mère s'occupait d'une soupe populaire. Moi, je n'ai jamais pu porter des bijoux et de manteau de fourrure, ça m'a poursuivie toute ma vie. Les personnages dont je parle sont en général des gens simples. Ce sont eux qui m'ont le plus marquée."

André Chedid, Entre Nil et Seine, Entretiens avec Brigitte Kernel, Belfond, 2006, pp.130-131.

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