https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup Saint-John Perse | Me voici restitué[e] à ma rive natale - Terres de femmes
Ma Photo

Prix de la critique poétique Aristote 2013

BIBILIOTHEQUE
Index des auteurs cités
AMELIA-ROSSELLI-
Éphéméride culturelle
NOAILLES
L'instant Noailles
PATINIR
Le dernier rêve de Patinir

Italies Fabulae




  • Italies-fabulae-Paoli



    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



Solitude des seuils
Solitude des seuils



De l’autre côté

Le Lion des Abruzzes
chez Cousu Main






Arbre bruyère
L'arbre bruyère, avec Stéphane Causse





Rouges de Chine




  • ROUGES DE CHINE => PAGE D'ACCUEIL






Éclats d’éclats




  • Éclats d’éclats



MURALE 1
MURALES
Noir écrin
Noir écrin
Manfarinu l'ane de Noël(1)
Manfarinu l'âne de Noël
Le tour de Corse à la voile 150
Le tour de Corse à la voile
Mazzeri
Mazzeri
CANARI
Santa Maria Assunta de Canari
Les topiques d'Angèle Paoli
Index de mes topiques
BNF lettrage
Angèle Paoli / Data Bnf
6a00d8345167db69e2010534cb4443970b-800wi
Angèle Paoli / Zilbal -donna
LES PLANCHES COURBES YVES BONNEFOY
Lecture des - Planches courbes - d'Yves Bonnefoy
Bleu _Fotor
Anthologie du bleu

« L’armée des ombres de Balthasar | Accueil | 16 décembre 1989 | Mort de Silvana Mangano »

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Claire Mareuil

Quand une lecture suffit à vous *transe*porter ...

Un moment de magie partagée

Merci Angèle de nous donner à (re)découvrir ces lignes

Claire Mareuil

Edith

La citation ci-dessous est extraite du roman Amanscale de Maryline Desbiolles. Je la propose en lecture dans l'espace entre "Nager" de Jean- François Agostini et "Me voici restitué(e) à ma rive natale" de Saint-John Perse :

« La nageuse n’a pas encore repris sa respiration. Le bras est en extension au-dessus de la tête et la tête est presque entièrement plongée sous l’eau. C’est un crawl lent, paresseux, magnifique. Seule la perfection du geste est visée. Il reste tout l’infini du monde à traverser. Qu’importe la vitesse. Sur les épaules qui émergent un peu brillent quelques gouttes d’eau saisies par le soleil, quelques gouttes d’eau dans le bonheur de ce saisissement, quelques gouttes d’eau qu’on dirait rapportées, comme un butin de guerre des eaux obscures. »

angèlepaoli

En écho à l'extrait choisi par Edith, ce presque final de Fuir, de Jean-Philippe Toussaint.

"La mer devint plus vaste, plus lourde à mesure que je gagnais le large, je me sentais porté, emporté par la houle qui me soulevait, immense et ondulente, il y avait de petits remous de surface, des frémissements de vagues, des lames en formation qui se fendillaient en laissant échapper quelques filets d'écume. Je n'avais pas dû nager beaucoup plus de cinquante mètres, cent mètres au maximum, quand j'aperçus un petit rocher émergé au loin, autour duquel l'écume paraissait bouillonner, un petit rocher en mouvement, ou plutôt la tête d'un nageur, la tête de Marie qui apparaissait dans l'obscurité à cent cinquante mètres de là [...] Marie ignorait que j'étais parti à sa rencontre, elle ne me voyait pas et continuait de nager à son rythme, la tête enfoncée dans l'eau, qu'elle ne ressortait qu'occasionnellement pour respirer. Je nageais toujours vers elle, je l'avais reconnue à présent, je ne voyais pas encore ses traits, mais je reconnaissais sa silhouette et sa manière de nager. Je m'étais arrêté dans l'eau et je lui faisais signe, je l'appelais dans la nuit quand enfin elle m'aperçut. Nous nagions les derniers mètres pour nous rejoindre, à bout de forces l'un et l'autre, je distinguais ses traits dans l'obscurité à présent, qui apparaissaient et disparaissaient dans l'eau ondulante, sa figure méconnaissable, froide, dure, exténuée, ses joues livides, une expression de hargne sur son visage, de ténacité et de détresse, d'épuisement, un regard de naufragée..."

Jean-Philippe Toussaint, Fuir, Editions de Minuit, 2005, pp. 183-184

Il faut lire ces pages magnifiques jusqu'au bout, d'une seule traite, en épousant le rythme des phrases, en se laissant porter par leur flux et leur houle. Et ne reprendre son souflle qu'une fois arrivé au point final, une fois le lecteur rejeté hors d'haleine sur la rive comme un nageur mort. Qui s'étonne, ballotté par les derniers ressacs, de se savoir encore en vie !

Marielle

"Suis-je venue
La lumière sera pareille
Exactement
Peut-être même un peu plus belle
Qu'avant
Elle m'aura perdue
Et puis après?
Pour la terre nul intérêt
Que je vive ou je meure
Pour moi c'est l'unique commencement
Dans une heure
Je serai cendre ou diamant."


Anne Perrier, Le Petit Pré, Editions Payot, Lausanne, 1960.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Angèle Paoli auteure
Angèle Paoli auteure, était aussi membre du jury du Prix de poésie Léon-Gabriel Gros (revue Phœnix) pour l'année 2013. Elle a été poète invitée de « Ritratti di Poesia-Fondazione Roma » en 2016.

Répertoire par numéros de revue



  • Pour accéder au répertoire, CLIQUER




Lectures
Les lectures d'Angèle Paoli

Anthologie poétique
Terres de femmes 2021

 ? Faire défiler les 116 poèmes
116 POÈTES
Angèle Paoli à Canari  Cap Corse
Angèle Paoli à Canari, Cap Corse, by Guidu
Angèle Paoli By G.AdC
Angèle en aquatinte, by Guidu
YVES THOMAS
Yves Thomas mon éditeur
SILENCE-CAP-CORSE
- Laisses de mer - dit par Guidu

Les Noir et Blanc de Guidu

  • Guidu, ses Noir et Blanc
    http://guidu-antonietti.com/
  • Guidu: Noir et Blanc


Site sélectionné

Paperblog
TDF SUR PAPER BLOG

ISSN 2550-9977

1164624647_f
Comment Angèle Paoli réussit-elle à captiver l’attention du passant “électronisé” ?




Retour à l'accueil