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22 décembre 2005

Commentaires

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Du vrai conte de Noël ! Et quel talent dans l’art de créer le suspense !
On partage tout dans ce récit : le froid de décembre, l’air vif des montagnes, l’espoir du petit homme à venir, le silence des regards de Saveria et Santu, l’agitation de la ville, l’urgence du voyage et les battements d’oreilles de Manfarinu.
Et puisque cela ne suffit pas, tu t’offres le luxe de nous taquiner, de nous faire languir avant de nous livrer la chute de ce merveilleux conte de l’Avent… très corse.

J'ai lu avec un plaisir grandissant et l'impatience d'en savoir plus l'histoire de Saveria, Santu et Manfarinu, j'ai tremblé vers la fin, je ne voulais pas d'une histoire sombre, d'une fin triste, je voulais rester dans la magie du conte, avec son air vif, ses paysages sauvages, ses personnages authentiques ; et j'ai été comblée ! Merci Angèle de nouveau pour ce bon moment passé en ta compagnie et celle des tiens, merci de partager ton talent avec nous, merci de nous faire rêver. Et puis maintenant, je regarderai les ânes différemment et je vais aller voir de plus près pour essayer de discerner la fameuse croix ! Non seulement je suis ravie de ce joli récit mais en plus j'en sors intriguée. Belle réussite....
PS : "Manfarinu" revêt-il une signification particulière ?

Très bien "L'âne de Noël"! je le savais que l'histoire se finirait bien, c'est Noël, et à Noël, les histoires ne peuvent que se terminer bien. Assez de sinistrose et merci aux poètes, aux musiciens, aux écrivains. Joyeux Noël à vous qui oeuvrez pour nous avec plaisir et compétence. Anie Tor

Anie et Pascale, je suis très heureuse que ce conte vous ait plu. Manfarinu est un mot-valise composé de "manghja" et de "farina" : mange-farine. Un "petit nom" très utilisé en Corse pour les ânes.

Merci infiniment, très chère Anghjula, pour ce conte de Noël. Vous avez ainsi fait revivre Zia Ghjuvana, ma grand mère qui, una sera di Natale, me raconta au coin du feu, oui, cette si belle histoire : « Ci era una vulta in un isula di u mediterraneu, un asinu, un asinu grisgiu… » Elle le fit dans notre langue (une langue morte bientôt, hélas !). Son oralité était bouleversante tout comme vos mots si joliment écrits qui sauvegardent ainsi très affectueusement la tradition !

Joyeux Noël à vous, à Yves, à tous et à Manfarinu(ou) aussi !

Amicizia fraterna
Guidu____

Merci beaucoup pour Manfarinu, c'est un plus pour le soir de Noël.

Pace e salute

Marie-Dominique
Studio animations
Bastia

Chère Angèle,

Merci pour ce beau cadeau de Noël que ce conte corse que je n'ai pas encore eu le temps de lire, mais je suis sûre que je vais me régaler!
Je vous souhaite de bonnes fêtes

"Pace e Salute"!

Uschi



Belle nuit de Noël Angèle et Yves

pensées pour vous deux...
Tendresses
Elisanne

Merci chère Angèle de faire revivre ainsi la tradition des contes, surtout en ce temps de Noël qui lui est si propice. Vous me semblez de plus faire oeuvre utile en collectant de tels récits, avec leur lot de mots et de coutumes proches de l'extinction, sans doute. Vous me faites penser à ce travail si salutaire de collecte entrepris par un Béla Bartok dans le domaine musical, mais aussi par tant d'écrivains, tels Grimm ou Perrault, qui surent retrouver et transcrire les contes ancestraux. Une autre sorte de devoir de mémoire, vis-à-vis d'un patrimoine qui ne concerne pas seulement votre île bien-aimée, mais toute une civilisation. On ne peut qu'espérer que vous nous donnerez bientôt d'autres contes.

Merci, ma chère Florence!
Ce que vous m’écrivez à propos de ce conte m’intéresse particulièrement. Je vous l'avoue, je n’avais songé à aucun référent culturel. Ni à Perrault ni à Grimm, ni a fortiori à Béla Bartók, mais, grâce à vous, je me promets d’y réfléchir davantage. D'autant plus que la collecte entreprise par Bartók et Kodály est similaire à celle qu'entreprit en Corse l'ethnomusicologue Félix Quilici (1909-1980) [les documents sonores collectés sont aujourd'hui conservés au département audiovisuel de la Bibliothèque nationale][ci-après un exemple sonore de cette collecte : une http://www.paghjella.com/BSarocchi1.htm>paghjella, Quandu lu monte di Tagliu. Source].
Pour commencer, je me suis promis de m'atteler dès que possible à la relecture de l’ouvrage fondamental de Vladimir Propp, Morphologie du conte (éditions du Seuil, 1965). L’auteur y analyse toutes les caractéristiques de cette forme littéraire très complexe et en fait ressortir tous les rouages cachés, les fonctionnements à première lecture invisibles. Comme beaucoup d’enfants de ma génération, j’ai dévoré aveuglément contes, légendes et récits mythologiques. Plus tard, à l'université et dans le cadre de mon enseignement, ils m’ont servi d’ objets d’études, au même titre que la nouvelle ou le roman. Peut-être vais-je maintenant explorer la troisième voie, celle de l’écriture. Je sens que c’est à cela que vous m’encouragez implicitement. Merci à nouveau, Florence, pour ces conseils.

Manfarinu est à la "une" du blog nustrale de France 3 Corse.

Manfarinu est un ami. Nous deux, deux grands copains, on se ressemble comme deux frères. Depuis tantôt, où j'ai fait sa connaissance, on ne se quitte plus. - Bonnes fêtes, et bonne année à l'équipe de Terres de Femmes. Revenez-nous pleins d'une ardeur nouvelle. J.-M.

Je suis ravie que mes ânes contribuent à ce joli conte. C’est chouette…
Amicalement,
Véronique de Saint Vaulry


Ce conte vient de paraître (en français et en flamand) dans le périodique trimestriel (papier) - 4e trimestre 2006 - de l'Association Belge des Amis des Ânes - ADODANE.

La Revue d'ADODANE Asbl
Sentier de Mille, 1
B - 1320 Hamme-MIlle
e-mail : [email protected]
Site Web : www.adodane.be
éditeur responsable : Carine Pellet.


Le conte de Manfarinu vient d'être publié (28 novembre 2007) en corse (édition bilingue) aux éditions A Fior di Carta (20228 Barrettali - Haute-Corse). Traduction de Marcu Ceccarelli. PPTTC = 7 €.

MANFARINU L’ASINU DI NATALE

      S’erani stabiliti in tempu frà u quali s’aspittàia a nàscita di u bambinu, un tempu longu è pienu d’una prumessa strana, un tempu longu da i ghjorni accurtiti...
    A l’impruvista, i primi freti avianu fattu a so affacàta, franchendu l’aldilà di i muntagni è purtendu i primi nivati. Una luna ghjacciata prummittia ghjurnati è notti fritosi.
    Saveria, incinta è allintita da l’ultimi sittimani di grussezza, circàia d’attizzà u focu. Da l’alba, Santu, u so maritu, avia scaricatu una somma di ligna ch’iddu avìa postu à l’agnu di u caminu, è dundi, cù pacienza, Saveria l’avìa accadastati un’ ad una, po avìa subrustatu u focu cù un tizzonu. Pianìsgiula, incù un cucchjaronu di legnu castagninu avìa rasciatu u fundu anniritu di a pignata, aghjustatu una fitta di lardu par dà più sapori à a suppa è lampatu una manata di fài. Ci vulìa ch’iddu agustassi pà u meddu, è attinuà cussì u fritu chì stringhjìa a cannedda è chì taddaia u soffiu.[...]

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