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30 décembre 2005

Commentaires

Merci pour ce message, Angèle. Rilke est le poète qui m'accompagne depuis mon "entrée" en poésie... Un peu comme un ange.

Je t'embrasse !

Oui, triste anniversaire que celui de la mort de Rilke. Rilke qui a parlé de façon si claire et si épigastrique dans ses Lettres à un jeune poète de ce que Maurice Blanchot appellera « l’espace Orphique », Rilke pour qui tout poète trouve une paternité, qu’elle soit d’influence positive ou négative. Rilke enfin qui n’a cessé de son vivant d’écrire sur cette mort qu’il nommait « la maternité de l’homme ».

« O mon Dieu, donne à chacun sa propre mort,
donne à chacun la mort née de sa propre vie
où il connut l'amour et la misère.
Car nous ne sommes que l'écorce, que la feuille,
mais le fruit qui est au centre de tout
c'est la grande mort que chacun porte en soi. »

Extrait de Le Livre de la pauvreté et de la mort de Rainer Maria Rilke

Aussi le même Rilke passionné, qui écrivait à Marina Tsvétaïeva quelques semaines avant de mourir : « Ton dire, Marina, est comme le reflet d’une étoile quand il apparaît dans l’eau et se trouve par l’eau, par la vie de l’eau, par sa nuit liquide troublé, interrompu, aboli et réaccepté, puis accueilli plus profondément dans le flot, comme familiarisé déjà avec ce monde de reflets et, après chaque éclipse, encore plus profondément ! »

Rilke, poète avant tout.

Merci, Edith, pour ce très beau commentaire sur Rilke. L'un des plus beaux qui ait été écrit sur Terres de femmes. Un vibrant hommage au grand poète. Et un extrait bouleversant sur ce qu'est notre humaine condition, dans ses contradictions les plus douloureuses mais aussi les plus nobles.

Le fils de Boris Pasternak, Evgueni Pasternak, est présent ce week-end à Sierre dans le cadre du Festival Rilke qui se déroule du 18 au 20 août 2006. Il y donnera une conférence, demain soir vendredi, sur La Correspondance à trois entre Rainer Maria Rilke, Boris Pasternak et Marina Tsvetaïeva.

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