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17 septembre 2005

Commentaires

Chère Angèle, juste quelques mots ici pour te dire tout simplement combien tes instables m'émeuvent et me parlent. On y entend la force du vent, les couleurs du temps sur les montagnes et le sable, les profondeurs de ton être. Une plongée dans l'intime. Les images de Guidu sont de véritables tableaux dans lesquels on se perd, on se fond. J'aime votre chant a cappella où chacun (on le sent) écoute l'autre, respecte sa création et la nourrit. Lumière, couleurs et éclairages superbes. Merci.

Guidu et moi-même souhaitons te dire combien nous sommes émus par ton témoignage, qui rend compte d'une bouleversante sensibilité quasi symbiotique à ce projet. Je veux juste te dire que cette écriture "à vif et à chaud" sur les aquatintes de Guidu ont constitué pour moi un défi quotidien auquel je n'avais jamais jusqu'ici été confrontée. Je ne serais jamais parvenue à mes fins si en effet la tendresse et l'écoute n'avaient été au rendez-vous. Tu ne peux imaginer quel bonheur cela a été de confronter notre travail par une lecture en duo et à voix haute une après-midi d'août dans le fin fond de la Cinarca.
Merci à toi, ma lectrice si vigilante et si attentionnée,
Angèle

Un texte tout simple comme je les aime, et une belle harmonie dans ces contrastes de photos. Pourquoi, quand tu écris, la rareté du "je" ?

J'aime bien ta question, Jacques, et elle me conduit à me déshabiller un peu. Je ne me reconnais pas dans le "je", parce qu'il m'enga(je) trop à être ce que je ne veux plus être dans l'instant qui suit. J'aime dans le "elle/aile" le côté papillon, le côté polymorphe mais aussi distancié (le "elle" est parfois le je qui se met en abyme, comme dans un miroir). Paradoxalement, il y a pour moi plus de jeu dans le "elle" que dans le je. Et j'aime bien jouer à cache-cache avec moi-même. "Sphingem habe domi", comme il est inscrit sous la sphinge de la Bastie d'Honoré d'Urfé.

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