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17 juillet 2005

Commentaires

Et bien tant pis si je meurs plus tôt, bientôt, ou demain même ! Les baisers, j'aime ! ;-))))))

Et je vais de ce pas réveiller mon bien-aimé... Ici, la censure est de mise... lol !

Morand savait bien de quoi il parlait (ou écrivait, ce qui pour lui était choses égales). Dieu sait pourtant qu'il embrassa, étreignit, serra. Des témoignages (autorisés, naturellement) affirmaient qu'il y excellait. Mais c'est le propre des enfants, après tout. Que de goûter à la vie sans savoir que du même coup ils goûtent à la mort. Mourir heureux. Voilà ce qui importe.

Dieppe

encore le dernier reflux
le galet mort
le demi-tour puis les pas
vers les vieilles lumières

Beckett

qui me manque ici


Pour bien connaître Angèle et Terres de femmes, Beckett bien au contraire très présent, mais entre les lignes. Troublant ce choix de Dieppe (en réponse à Morand), à deux pas du manoir d'Ango et du Clos des Sansonnets (là où Miro peignit ses premières Constellations) et de la tombe de Braque et d'Albert Roussel, à Varengeville... Pour Angèle et moi-même, un amer, dont Breton disait : "un lieu où souffle l'esprit".

« Je t’aime
je t’aime buissons îles baisers jaunes fruits oui
je t’aime boule verte fleurs colonnes déserts
je t’aime de plus en plus c’est toi verte boule gradins
pyramides les yeux toujours une boule de fleurs roule
parmi les images une pluie d’images tombe parmi les
yeux chemin rouge images vallées cheveux
…rouge…
…la crise fermente autour de nous…
je t’aime »

Michel Butor, « La galerie des cartes amoureuses » in Avant-goût, Éditions Ubacs, 1984, page 106

Quand on fixe une heure à une femme, c'est sans y croire, c'est plutôt une heure qu'on se fixe à soi-même : on se dit qu'on n'aura à souffrir qu'à partir de ce moment-là. Voilà la vertu consolatrice du rendez-vous, du rendez-vous auquel elles ne se rendent pas.

Paul Morand, L'Homme pressé, Livre de Poche, 1990, page 173.

Merci, Marielle, pour ce petit clin d'oeil très féminin !

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