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13 juin 2005

Commentaires

Depuis l'inauguration du Guggenheim à spirale de la Cinquième Avenue, les musées de la fondation ont beaucoup essaimé. Le plus envoutant à mes yeux (sur le plan architectural du moins) étant celui de Bilbao, édifié par Frank Gehry et inauguré en octobre 1997. Hélas, le projet de troisième Guggenheim de New York, confié également à Gehry, et qui devait voir le jour en 2006, semble avoir été repoussé aux calendes grecques.

Merci Marielle pour cet article que vous concluez ainsi : " La création de l'un des plus célèbres bâtiments de New York et de l’un des plus beaux et des plus riches musées du monde." Ce bâtiment est dû à Frank Lloyd Wright. Vous l’avez dit aussi !
Et j’en profite pour vous proposer de lire : - La fin du grand rêve américain - un article qui voudrait dire que depuis que le ciel de New York s’est obscurci le soir d’un 11 septembre de 2001 comme en une Odyssée du même nom, le mythe que l’Androïde est sensé incarner (l’utopie qu’il prospecte) pourrait bien être dans cette réinvention perpétuelle de l’image de l’Homme. Elle est un des indices les moins équivoques de l’humanité justement. La ville est son paysage intelligible.(Sa forme et sa non-forme. Vous aurez compris qu'à la ville américaine je préfère la ville européenne, italienne plus particulièrement ! )
C’est ainsi que Frank Gehry au changement de millénaire vient d’y annoncer à Frank Lloyd Wright : la fin du Grand Rêve Américain !
Cela a l’air obscur et affaire de spécialistes ( Je suis Architecte, vous le savez... ), il n'en est rien. Cela concerne les lecteurs de Terres de femmes, ils sont humanistes, amateurs d’Art et de littérature. Enfin je crois ! En plus cet article est illustré !
Vous pourrez le consulter sur : aRoots


Amicizia
Guidu_________

Si je partage en partie et en totale béotienne votre préférence pour les villes du vieux continent, il en est deux au moins (pour ce que je connais en tous cas) qui aux Etats UNis, ont un charme, une fantaisie et une personnalité hors du commun
- San Francisco et ses perspectives incroyables, ses couleurs lumineuses, ses incomparables brumes et ce son si particulier, une sorte de chuintement, de souffle qui accompagne les vagabonds.
- La Nouvelle Orléans, son mélange, ses odeurs sucrées, lourdes, fétides les jours de grandes chaleurs (jasmin et pourriture) . Cette ville tient de la légende, du monde parallèle, ses vieilles maisons coloniales, ses quartiers branlants, sa rencontre avec le fleuve. Et toujours la musique, là le souffle devient râle d'extase et de mort.

Une indécrottable romantique ;-)


Juste en passant, c'est un matin que le ciel est devenu noir, d'ailleurs le contraste avec le bleu matinal qui semblait si pur était hallucinant.

Merci Guidu pour les références!
Vous parlez de la forme et la non-forme d'une ville. C'est peut-être ce qui me fait aimer à ce point New York, en plus du fait qu'une partie de ma famille y demeure. Ce côté très rigoureux dans l'agencement des rues de Manhattan et puis cet étalement qui engloutit toute forme travaillée dès que l'on s'étend vers le nord. Enchevêtrement de bâtiments dont certains rivalisent de beauté par leur taille, leur forme ou leur brillance. Ville hétéroclite et étonnante caractérisée par une déshumanisation architecturale, qui n'est pas un mal en soi, mais un retour à mes yeux d'une certaine individualité des bâtiments et j'aime beaucoup cela. Chaque immeuble vit pour lui-même, par lui-même, se fondant dans la masse du paysage new-yorkais tout en gardant son indépendance sacrée.
Le Guggenheim en est un des plus beaux exemples.

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