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Angèle et Guidu |
Voir aussi : - la galerie « Portraits de femmes » de Guidu. |
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Merci pour cette invitation non virtuelle concernant une visite non virtuelle d'un vernissage virtuel... Ce procédé a l'intérêt de permettre une découverte ou redécouverte très intimiste des portraits de femmes colorisés et symbolisés signés par Guidu. Une belle approche, un regard très original qui sont plaisants à rencontrer. J'aimerais en savoir un peu plus sur les techniques utilisées et la démarche artistique qui les sous-tend. Comment veut-il montrer ces femmes, pouquoi celles-ci, qu'en dit-il ? Bien cordialement à tous et toutes.
Rédigé par : M.P. | 23 janvier 2005 à 20:05
Quelle excellente initiative. Vous connaissez mon sentiment, je vous l'ai livré en privé... Félicitations à Guidu... Mais où est ma belle Susan Sontag ?
Rédigé par : Nexus | 23 janvier 2005 à 23:47
Merci, Marie-Pool, de ta visite virtuelle de cette galerie de femmes non virtuelles, qui sont tout simplement celles qui figurent à ce jour dans mon blog. C'est-à-dire, toutes celles qui sont recensées dans l'index des auteurs cités (réalisé par Yves Thomas, mon compagnon et le webmaestru de Terres de femmes). Guidu vient de m'envoyer à l'instant une des compositions qui manquait encore à cette galerie : le portrait de Marie-Ange Sebasti. Je l'ai immédiatement intégré. Je te laisse le plaisir de le découvrir. Si je trouve un portrait de Marie-Paule Lavezzi, je demanderai tout aussitôt à Guidu s'il accepte de faire de même. Reste ensuite à choisir, en accompagnement de l'image, un extrait de texte ou de poème, que je puise dans les réserves de ma bibliothèque. Tous les textes et extraits figurant sous ces visages sont de mon choix. Et ne sont pas des doublons d'extraits déjà cités ailleurs dans mon blog (il y a une exception). Guidu quant à lui, en tant qu'iconographe attitré et "oeil" magique de Terres de femmes, s'appuie sur ce qu'il lit, découvre, et sur ce qui l'inspire, en naviguant librement sur mes contributions. Il cherche ensuite une photo de l'auteure dont il vient de découvrir le texte, et la métamorphose selon une alchimie qui est la sienne et dont j'ignore les secrets. Techniquement parlant, je ne pense pas que l'on puisse parler de colorisation, mais plutôt d'aquatintes numériques (mais je ne suis pas experte en la matière). Encore que ce ne soit pas toujours le cas semble-t-il : voir à ce sujet le portrait de Marie-Ange Sebasti. Il y a aussi d'autres techniques utilisées, dont celle du collage.
J'en profite pour remercier ici Guidu, dont j'apprécie vraiment le talent (à la fois inspiré et rigoureux) et la belle et tendre générosité.
Rédigé par : Angèle Paoli | 23 janvier 2005 à 23:54
Susan Sontag sera présente dès que j'en aurai parlé sur mon blog.
La galerie de Guidu est évolutive. A condition que cela réponde toujours à son désir!
Rédigé par : Angèle Paoli | 23 janvier 2005 à 23:59
Ci-après une définition de l’aquatinte, donnée par Guidu Antonietti di Cinarca à l’adresse suivante (aroots) :
Aquatinte (de l’italien, acqua tinta) : « Procédé indirect de gravure très en vogue au XVIIIe siècle. L’aquatinte permet de surprenants fac-similés d’aquarelles car elle se prête très bien à l’impression en couleurs. Le graveur répand sur la planche de cuivre une poudre de résine qu’il fixe en la chauffant légèrement. En mordant le métal, l’acide le creuse autour de chaque grain de résine, produisant ainsi des trous minuscules, qui, en retenant l’encre, donnent l’apparence de lavis, c’est-à-dire de couleur étendue d’eau. La transposition de ce procédé avec les outils électroniques donne des aquatintes numériques. »
Rédigé par : YvesT | 24 janvier 2005 à 03:01
_____SECRETS DE FABRICATION_____
Un artiste, par définition, est jaloux de son travail, donc il ne livre pas ses secrets de fabrication … Mais voici : il s’agit de deux techniques en fait :
1. NUMERIQUE : Peinture gouache ou vinylique, pastel, aquarelle " à la main ", etc. , collages, prises de vue photo-argentique, scanner, prises de vue photo-numérique, surf sur Internet, sampling, retouche d’images diverses, Photoshop bien sûr, mais d’autres logiciels aussi… tout ceci permettant de constituer l’original, la plaque à graver en quelque sorte ! Et aussi de publier sur le Web les documents ainsi réalisés, mais ils ne sont que des " œuvres " numériques... volatiles électroniques… c’est un de leur intérêt … mais ce n’est que 50% du travail…
2. AQUATINTE : A partir de cette « plaque originale », il s’agit ensuite d’imprimer une aquatinte en utilisant des procédés électroniques aussi, imprimantes à jet d’encre et ou laser, traceurs de plan, etc.… mais il ne suffit pas de presser un bouton, il importe de paramétrer ses machines, ses couleurs, ses pixels, etc. … de trouver des bons supports tissus ou papiers divers (ils sont nombreux), il faut les choisir adéquates… quand le tirage est " satisfaisant" (il faut en faire parfois des dizaines pour obtenir celui qui convient), il devient une œuvre originale et unique (impossible à reproduire en l’état, tant les paramétrages sont complexes, peu rationnels et donc in-renouvelables ) qu’il faut alors signer pour l’offrir ou la céder au collectionneur …
Les épreuves actuelles que je possède sont déjà satisfaisantes et nécessitent d’être vues à l’œil nu, car leur version cathodique est plus spectaculaire que sensible.
J’offrirai bientôt à Angèle Paoli, en remerciement pour son chaleureux accueil, des tirages originaux signés !
___Guidu___
Rédigé par : Guidu | 24 janvier 2005 à 12:46
Merci pour ce rendez vous et pardonnez mon retard. Les belles expos me donnent toujours des envies d'encres, de supports, de traces. Envie de faire. C'est le cas. Donc ça fonctionne.A+ Cordialement à toutes et à tous.
Rédigé par : Ugo | 26 janvier 2005 à 18:40
RICORDI MEMORIA ...
Les photographes souvent illustrent les écrivains .
C’est ce que je fais depuis peu sur ce site pour Angèle Paoli !
Mais parfois ce sont les auteurs qui disent sur les images des iconographes …
Voici des extraits d’un mail reçu de Angèle en 2003 ….
Je ne suis donc pas un petit nouveau ici !
L’insularité c’est un partage !
[…je crois avoir été un peu présomptueuse
en vous proposant des textes pour accompagner vos photos!
D'abord parce qu'elles se suffisent à elles-mêmes,
ensuite parce que trouver des mots justes me parait très
difficile pour traduire le degré d'abstraction
qui les caractérise.
Enfin, je m'y suis essayée quand même,
pour quelques unes d'entre elles…]
[1) Traversée oblique
De lignes tendues
Tubulures d'acier
Sur l' espace aérien
Fuselage de tour
Plongeant sa cime vers le ciel
Un pigeon posé là
En surplomb
Attente bleu ténu
2) Tremblé liquide des lignes
Imperceptible mouvement derrière le froissé des formes
Masses rues visage Oeil
Pupille dilatée
Superpositions dypopliques
Dédoublement
Diffraction mouillée de la lumière
3) Triangles quadrillages
Noir sur beige
Bleu sur gris
Profondeur de l'espace et du temps
Echelle de traverse
Mailles fines minces courbes
Chaînon minuscule
Abandonné à
Son balancement
Provisoire
Gris Blanc
4) Mâtures Poutres
Verticalité
Lisse veloutée
Bois
Griffures et pointes soudain
Piques d'acier
Tendues
Triangles acéré dans l'espace
Sans trace autre que la nuit …]
Merci Michelangela
Amicizia
Guidu
Rédigé par : Guidu | 31 janvier 2005 à 01:13
Errance à répétition dans la galerie de Guidu (merci ma chère Angèle pour cette découverte, une de plus dont je suis redevable!).
Je suis sous le charme et me sens un peu comme Hecate, en panne de mots pour traduire mes impressions.
Le principe de base me plaît évidemment beaucoup mais davantage encore ce qu'il en ressort, les émotions que des superpositions peuvent créer et traduire.
Si je prends par exemple le portrait de Linda Lê, un de ceux qui m'ont le plus frappée, je me trouve confrontée à un regard, une force de caractère, un soupçon de mutinerie et de malice déposé sur les lèvres, mais aussi une interrogation, une porte ouverte vers l'inconnu à explorer.
La même richesse d'émotions et de suggestivité se dégage du cliché d'Anaïs Nin. Ce regard absent tourné vers le vide ou vers un ailleurs invisible, couplé à un maquillage forcé, masquant les interrogations de l'âme, indiquant la détresse ou la direction d'une quête personnelle, que des courbes sensuelles allègent sans vraiment être superficielles.
Autant d'émotions, autant de mots, qui ne sont qu'impressions personnelles et ressentis subjectifs, autant de ruelles tracées sur la carte de mon imagination qui s'envole à nouveau devant l'image d'Andrée Chedid, son regard doux et fort, les yeux de l'expérience et d'un vécu parfois douloureux.
Merci Guidu...
Rédigé par : Marielle | 01 février 2005 à 17:45