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03 avril 2005

Commentaires

L’île, son île ________________

L’avion maintenant survole la mer… dans le lointain s’approche une montagne fluctuante… un contre-jour violent déplie ses froissures telluriques… ce drapé de granite la recouvre entièrement de neige…c’est une île montagne… l'île… son île…

En toute impunité, il vit en symbiose avec le paysage, avec les couleurs et les formes de son univers insulaire… il sait que sa terre est l’alcôve des ses chimères, qu’elle exhale une fragrance enivrante d’immortalité…

Il contemple son île. Sa vue succombe à la diversité des paysages, à la luxuriance entrevue… son regard court au point de fuite où les échappées ouvrent sur des aplats marins tendus sur des profondeurs d'abîme… elles butent sur le chatoiement d'une lumière qui rosit les cimes enneigées… son monde est montagnes et marines à la fois … Un taillis ouvre à la rêverie d’un vert d'émeraude où les sous-bois submergent les silhouettes hirsutes des châtaigniers… Une anse inondée de soleil darde les lames d'une plage surchauffée…c‘est celle qu’elle affectionne… elle aime s‘y baigner…

La fusion des couleurs qu’il y a déposées ennoblit le prisme chromatique, il réduit à néant le blanc primordial et le noir absolu… il prétend qu’ils ne sont pas couleur mais sa défectuosité… Comme Leonardo da Vinci évoquant un souvenir d’enfance, ensemble ils s’inventent un roman écrit à quatre mains, peuplé de chimères et d’anges cybernétiques que des pixels électroniques enverraient sur la toile pour abolir les frontières des sentiments… pour conjurer la mer baignant l’Atlantide de leur relation…

Extrait du – journal d’un piètre séducteur - , auteur inconnu …

Amicizia
Guidu ___________________

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