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24 avril 2005

Commentaires

Pour certains, l’insularité est mythique et a l’air d’être une condition enviable. J’ai moi même écrit ici, je ne sais plus vraiment où, que c’était aussi un partage ! Tout le monde n'est pas de mon avis. Voici, pour me contredire, cette très belle chanson de Fabienne Thibeault :

J'IRAI JAMAIS SUR TON ISLAND
Paroles: M.Grizolia. Musique: J.P.Bourtayre

Je sais comment tu l'imagines
L'île que tu aimerais habiter
Elle a des vallées bleu marine
Et des brisants de livre anglais
Mais moi, elle ne me fait pas rêver

J'irai jamais sur ton island
Elle est trop seule, elle est trop grande
Je me sentirais mal à l'aise
Dans tes criques, sur tes falaises
J'irai jamais sur ton island
C'est pas la peine que tu m'demandes
Ton île, c'est pas mon hémisphère
Tu vois l'Éden et moi l'enfer

Tu sais comment je l'imagine
L'île que je voudrais habiter
Pas besoin de carte marine
De boussole pour y aborder
C'est ici que j'aime respirer

J'irai jamais sur ton island
Elle est trop seule, elle est trop grande
Ton rêve est différent d'mon rêve
Si j'y vais, j'mourrai sur la grève
J'irai jamais sur ton island
C'est pas la peine que tu m'demandes
Je respecte ta rêverie
N'exige pas qu'elle me sourie

Je ne veux pas d'une autre island
Que la terre où j'suis devenue grande
Mon rêve n'est pas d'aller ailleurs
Mais qu'ici tout devienne meilleur
Que le monde soit comme une island
Voilà tout ce que je demande
Que chacun y trouve sa plage
Au soleil jusqu'au bout de l'âge, de l'âge

Amicizia isulana
Guidu _________

A propos d'une île...
Guidu,
Moi qui ai longtemps vécu sur une autre île, je partage bien un peu le point de vue de Fabienne Thibeault. Mais trêve de bavardages, je préfère vous laisser goûter cet extrait d'un poème de l'anglais John Donne ; vous y reconnaîtrez aussi vers la fin les mots qui ont inspiré à Ernest Hemingway le titre d'un de ses plus beaux romans, mon préféré :

"Aucun homme n'est une île, complet en soi-même; chaque être humain est une partie du continent, une partie du tout....[...] la mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du genre humain, ainsi donc, n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi »."

"No man is an island, entire of itself; every man is a piece of the continent, a part of the main. [...] any man's death diminishes me, because I am involved in mankind, and therefore never send to know for whom the bells tolls; it tolls for thee. "

John Donne (1572-1631), Meditation XVII

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