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23 avril 2005

Commentaires

… Qu’après le regard noir et sûr de l’odalisque nue, le spectateur doive aussi affronter les yeux perçants de ce chaton, cela tient de la provocation !…

Franchement il faut avoir l’œil ( je l’ai pourtant , c’est bien connu …) pour deviner ce chaton en bas à droite de cette reproduction !
Alors que les mules à talons de l’Olympia de Manet sont une vraie provocation non ?
Cela me fait penser à un poème de jeunesse d'Alphonse Daudet, intitulé "Dessus de porte"
Dont voici un extrait :

Les marquises ébriolées,
Au bras d'un abbé de salon,
Font sur le sable des allées,
Craquer leurs mules à talons ;

Des négrillons, marchant derrière,
Portent la robe et l'éventail,
Ou, sur l'herbe de la clairière,
Disposent des flacons d'émail ;

La brume gaze, léger voile,
Les derniers plans de ce tableau ;
Enfin, dans un coin de la toile,
Le grand maître a signé Watteau.

Que j’ai trouvé sur: DU "BAISÉ RENDU" DE WATTEAU / MARKS À "CORTÈGE" DE VERLAINE" : RECHERCHE D’UN ITINÉRAIRE :
UN COURS EN LIGNE très intéressant avec une foultitude de liens vers des images comparées et des commentaires de Fêtes galantes !

C’est bien Internet, et Terres de Femmes encore mieux !

Merci Michelangela et Ivo

Amicizia
Guidu _____________


C'est vrai, Guidu, que ce chat constitue un vrai problème (tout autant d'ailleurs que celui des frères Jacques dont on ne voit que "le petit bout de la queue" ... "qui vous électrise"). Même sur la toile du Musée d'Orsay, je ne vois que les yeux. En tout cas, il est encore moins visible sur la repro du Musée. Sais-tu que chez Daudet, il y a aussi les "mules du pape" ?

Vous me faites rire, tous les deux! Aux larmes, je dois dire!
Je ne connais qu'une mule pour le pape, chez Daudet! Une mule avec des pompons. Qui a le vertige en haut du clocher dans lequel elle s'est engouffrée! Et qui ne sait comment s'y prendre pour descendre les marches sans se rompre le col! Cela ne me surprend pas qu'Yves ait pensé à elle, il a le vertige, lui aussi! et pour le coq à l'âne, il est imbattable! Pauvre mule du pape. Lequel au fait?
Quant aux mules de la belle Olympia, je ne les avais pas vraiment remarquées en tant qu'éléments de provocation. Mais le chaton, en revanche, oui. Ce qui est bien la preuve que chacun voit la provocation où il veut. Mais deux éléments ne valent-ils pas mieux qu'un seul?
Et ce poème de Daudet, pour couronner le tout! Un bijou de préciosité! Dont j'ignorais totalement que Daudet, Alphonse, le père du Petit Chose, ce héros de mon enfance, fût un adepte. Merci à tous deux de vos talents et de votre humour.

Je suis désolée mais le chat est tout à fait visible, il suffit d'afficher l'agrandissement ! Merci à Manet de faire encore parler de lui ... cette odalisque est une pure provocation pour montrer à quel point certains sont pauvres d'esprit...

Visible, oui (sinon, la toile ne serait plus ce qu'elle est et n'aurait donc plus les mêmes raisons d'être). Mais d'emblée, non semble-t-il, puisqu'il "suffit d'afficher l'agrandissement" ou de se rapprocher de la toile. Ce que j'ai naturellement fait au Musée d'Orsay.

Pourquoi CETTE Odalisque en particulier ? Toutes les odalisques ont en effet à voir avec une forme de provocation. Comme l'art en général ! Seuls les esprits puritains peuvent s'en offusquer. Quant aux "pauvres d'esprit", chacun sait que "le royaume des cieux" leur appartient ! Il faudrait dans ce cas engager un débat sur les relations entre cosmogonie et art.

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