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28 mars 2005

Commentaires

Et avec tant de siècles d'histoire, on en était encore à discuter de l'opportunité de la Galanterie, soit la politesse entre les sexes, dans un programme télé de Canal + aujourd'hui. O tempora...

Je me demande si l’on ne devrait pas aborder cette question du masculin/féminin tout comme la problématique de l’être. Et, pour ce faire, commencer par méditer sur cette phrase de Hölderlin : « Nous ne sommes rien. C’est ce que nous cherchons qui est tout ».

Suite à la rédaction de cette chronique et l'évocation fréquente de la femme en position gravide, j'ai eu un échange intéressant avec Adeline sur son blog à propos de la femme et sa fonction reproductrice. Le point de départ est une chronique dans le quotidien Libération de Marcela Iacub sous le titre "L'utérus artificiel contre la naissance sacrificielle" (http://www.liberation.fr/page.php?Article=285670&AG).
L'auteur fait référence à un ouvrage d'Henri Atlan, L'Utérus artificiel (Seuil) et s'interroge sur le rôle réel de la maternité dans le développement de la femme et sa liberté. Parallèle teinté d'un certain militantisme que je ne suis pas, pour ma part, préférant voir dans l'utérus artificiel une portée thérapeutique, essentiellement médicale, plutôt qu'une machine à acquérir de l'indépendance et de la liberté. Mais le débat est ouvert.

Un autre article consacré à "la machine à bébés" a également attiré mon attention (http://www.nouvelobs.com/articles/p2109/a266061.html), rédigé lui aussi par une femme, Catherine David, d'une sensibilité différente à celle de Marcela Iacub. Toutes les femmes ne sont pas du même avis et c'est tant mieux.

Dans mon étude sur les peintures de Lascaux parue en 2004 sous le titre Lascaux et les mythes (Périgueux 2004, éd. Pilote 24), j’ai développé l’idée que ces peintures pourraient illustrer un mythe de fécondité axé sur le cycle du sang chez la femme. Que ces peintures illustrent un mythe quelconque et que la fécondité ait été au cœur des préoccupations des hommes préhistoriques, ces hypothèses ne datent pas d’hier. Mais qu’un mythe puisse être axé sur le cycle du sang chez la femme, voilà qui n’a encore jamais été envisagé, à ma connaissance.
Il me semble pourtant qu’un phénomène aussi troublant, malgré sa banalité, était plus que tout autre susceptible de stimuler l’imagination et de provoquer des tentatives d’explication. Il est donc étonnant qu’aucune étude n’ait été entreprise sur l’imaginaire du sang cyclique et sur les récits qu’il aurait pu inspirer.

Bonjour !

J'ai récemment lu dans le National Geographic qu'il semblait que la femme de Néanderthal chassait, tout comme l'homme, et que la répartition des tâches selon le sexe soit le fait de Cro-Magnon...
Etonnant, non ?
Amicalement,
Tinky, préhistomaniaque. :-)

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