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01 mars 2005

Commentaires

Votre texte est superbe. Cette progression de cette apathie, de cette absence de mouvement, à la débauche de bruit et de fureur, de passion. Renversement des jeux et de la furie des bacchantes pour une communion brûlante.
Magnifique. Bravo.
J'aime beaucoup cette phrase : "Elle les observe, pensive. Ils se ressemblent tous. Pareillement interchangeables. Elle se dit, à les considérer ainsi, qu’ils ne sont pas nés du plaisir. Mais du labeur de la vie des couples. Et de la « rhinocérite » à laquelle nul n’échappe. Pas même elle."

INVITATION A LA DERAISON __________

Je suis un fou d’images, qui passe l’essentiel de sa vie à voir, à tenter d’exhiber ce qu’il voit. Mais à la lecture de ce texte, je sais maintenant que je peux devenir non-voyant ! (Oui, Sainte Lucie est la patronne de mon village… et j’ai vu ce film poignant Ray Charles)…

Angèle Paoli, vous êtes mon regard et je n’ai plus besoin dorénavant de voir avec mes yeux. C’est par vos mots que mon âme voit désormais... Ce que vous dites Angèle est aussi manifeste que ce que montraient Paolo Uccello, Jérôme Bosch, Francisco Goya !

Que vais-je montrer désormais ?
Vos mots sont bien plus que des photos en noir et blanc qui suggèreraient par l’absence, par l’effet du manque. Ils m’ont permis d’inventer silencieusement des formes et des couleurs inédites. Je les conserve égoïstement par-devers moi. Je veux dire que je ne sais pas si je peux vraiment parvenir à illustrer ce texte !

L’onirisme figuré de Salvador Dali était détestable car il imposait des visions stéréotypées, les vôtres sont un don, une invitation à la déraison, une prodigalité, une fête somptuaire. Dire, c’est bien mieux que montrer, c’est faire un présent au lecteur, c’est lui offrir le meilleur de soi-même, de lui-même.

Mais qu’est ce donc qui vous pousse à faire cela ?

Merci pour ce cadeau, qu’égoïstement je prends pour moi seul.
Voici le mien en retour, chère Mona Lisa for ever !

Amicizia
Guidu ________

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