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04 mars 2005

Commentaires

L'IMAGE comme anagramme de MAGIE _________

Merci pour cette indexation remarquable !
Quel accueil chaleureux ! Mais je vous en dois plus !
Et puisque je suis démasqué, voici :

… J’ai commencé à faire de la photo vers la fin des années soixante pour payer mes études. J’étais "photographe filmeur" sur les plages de la Cote d’Azur. Vous savez ces types qui vous mitraillent pour vous vendre des photos…

La suite : ICI

Amicizia
Guidu __________


Grâce à vous et à votre site, j'ai découvert le talent, le regard magique de Guidu. J'avoue que je continuerai à errer de photos en photos, attirée par un regard, un sourire, une mélancolie, une couleur, un lieu suggéré.
Et j'attends avec beaucoup d'impatience le portrait de Susan Sontag. De photographe à photographe, de regard à regard, d'homme à femme.
Et en attendant, continuez, continuez, continuez.

Comme ÉTREINTE est l'anagramme d'ÉTERNITÉ... C'est grâce à la mitraille photographique de plage, de rue, d'école ou de chambrées, de boutique photographique, qu'on sauvegarde de façon presque miraculeuse (à cause de tout l'inattendu que ça scelle, recèle, décèle…) des images complètement singulières... des pièces uniques même à deux ou trois millièmes de secondes d'écart. Et c'est cela qui me fascine.

"L'étreinte photographique" est une formulation que j'ai envie d'appliquer à votre travail que je trouve passionnant. Vous avez acquis un style, une manière de poser et superposer la réalité rehaussée d'imaginaire. Il est maintenant possible de reconnaître d'un premier coup d'oeil la signature d'un portrait que vous proposez. Je me plais à imaginer toutes sortes de formats et de juxtapositions dans un espace ou un livre pour raconter quelque chose de vous, quelque chose de toutes, pour tous... Au début, je me demandais un peu où vous vouliez en venir sur cette toile virtuelle à tiroirs. Maintenant, je vois un somptueux meuble raffiné, que l'on peut aimer de loin (en y pensant) comme de près. Quelque chose s'organise de complètement inédit et fabuleux. Bon ! je vais arrêter mon embardée laudative pour ce soir...

Pour finir encore un propos d'Édouard Boubat (que j'adule, vous voyez vous avez tout de même de la concurrence...), cité dans ce magistral livre concocté par son fils Bernard (lui aussi photographe) et Geneviève Anhoury, cinéaste et photographe. J’ai tourné autour pendant deux mois, et puis j’ai craqué… prétextant un complément de cadeau d’anniversaire non virtuel.

Édouard écrit : «…Je passe quelquefois par le jardin du Luxembourg et je n’ai jamais plus rencontré de petite fille habillée de feuilles mortes. Mais toute petite fille est petite fille pour la première fois et tous les êtres que je rencontre sont tels que je les vois pour la première fois. Il n’y a pas de première photo. Il n’y a que des photos neuves. La lumière est neuve aujourd’hui. »

Paris, juillet 1992 (Extrait de Première Photo)

Merci à toi, Marie-Pool/Escarbille Bis, pour ce superbe dithyrambe. Et le sublime anagramme qui l’ouvre. Et les suggestions de projet qui … rejoignent pour l’essentiel celles que concocte dans la pénombre notre trio d’enfer. Un travail tricéphale qu’il faut laisser mûrir doucement pour le mener à bon port. Ta métaphore « d’étreinte photographique » pour évoquer le travail de Guidu ainsi que celle de « meuble à tiroirs » pour imager son travail de montage sont magiquement embrasantes !

Merci aussi à Hécate pour son enthousiasme et sa fidélité à Terres de Femmes. Pour Susan Sontag, la photo ne saurait tarder. Mais il faut d’abord que je m’immerge dans ses ouvrages. Sur la photographie est le premier d’entre eux.

Merci à Guidu, le truffaldien aux semelles de vent (« l’homme qui aimait les femmes » ?), pour son originalité féconde et sa créativité d’oiseau de nuit.

Dans ces remerciements, j’aimerais inclure officiellement mon webmestre. Qui travaille, comme une fourmi de l’ombre, sur l’ergonomie et la navigation du blog, la mise en pages, la mise au point et la mise à jour permanente du système d’indexation (alphabétique, thématique et chronologique) et de corrélation, qui contribue à dessiner en filigrane la véritable cartographie et radiographie du site. Un travail permanent, énorme, ingrat. Et pourtant indispensable à la vie et au partage du blog.

Merci à tous. Infiniment.

Merci à Véronique di Meo de
http://kaleidoscope.photos.free.fr
pour le florilège de citations ci après !

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Photographier, c'est une attitude, une façon d'être, une manière de vivre.
* Henri CARTIER-BRESSON

Je sais que beaucoup, beaucoup de choses me demanderont de les photographier.
* Jacques-Henri LARTIGUE

Le joueur d'échecs, comme le peintre ou le photographe, est brillant... ou mat.
* Vladimir NABOKOV

La beauté n'est pas dans les choses, elle est dans nos yeux.
*Bernard NOEL

L'oeil bande. L'oeil bande avant le sexe. Il arrive même que l'oeil bande seul.
* Paul NOUGE

Elle n'a pas seulement des yeux qui voient, elle a des yeux qui montrent.
* Daniel PENNAC

Qui voit la figure humaine correctement ? Le photographe, le miroir ou le peintre ?
* Pablo PICASSO

On photographie ce qu'on a regardé, donc on se photographie soi-même.
* Denis ROCHE

L'appareil photo est d'abord un formidable instrument de relations humaines.
* Sebastiao SALGADO

Une bonne photo, on a envie de la caresser… de l'œil !
* Jean-Loup SIEFF

La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard.
* John STUART MILL

Une théorie ne ressemble pas plus à un fait qu'une photographie ne ressemble à son modèle.
* Edgard WATSON HOWEL

Tout portrait qu'on peint avec âme est un portrait, non du modèle, mais de l'artiste.
*Oscar WILDE

Le">http://terresdefemmes.blogs.com/./photos/uncategorized/angele_paoli_1terres_de_femmes_.jpg">Le portrait d'un être qu'on aime doit pouvoir être non seulement une image à laquelle on sourit mais encore un oracle qu'on interroge.
* André BRETON


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Amiciza
Guidu _________

Pour vous Guidu, pour le portraitriste dont vous revêtez parfois l'habit :

"Vous ne devriez pas me regarder comme ça, dit-elle brusquement, je n'existe pas, moi, je ne suis qu'un miroir, c'est vous-même que vous y contemplez."
Paul Nizon, Stolz, Actes sud, 1987, p. 50

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