https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup 30 mars 1983 | Mort de la chanteuse Suzy Solidor - Terres de femmes
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Ci-après des extraits du commentaire de Marie-Jo Bonnet sur le Portrait de Suzy Solidor par Tamara de Lempicka. Paru dans Lesbia magazine, en septembre 1994.

"Tamara de Lempicka retrouve le secret de sa force plastique : braver un interdit en mettant sa culture au service de la provocation. Non seulement elle lui dénude le sein, mais elle place le modèle sur le devant de la scène pourrait-on dire, dans un jeu d'obliques qui structurent et architecturent l'espace d'affirmation de soi. Le buste de Suzy Solidor s'intègre à la ville tout en s'en détachant, dans une saine provocation qui n'a évidemment rien à voir avec cet "ingrisme pervers" dont la qualifia Arsène Alexandre après avoir vu ses premiers nus. Il revint d'ailleurs sur cette expression dans un article paru dans La Renaissance de 1929. [...]".

[...] comme le remarquait Michèle Brun [...] si Tamara de Lempicka se réfère à l'art du passé, ce serait plutôt à la sculpture antique, qu'elle découvrit lors d'un voyage en Italie dans les années 1926-27, notamment à l'Amazone blessée d'après Phidias [Musée Capitolino, Rome] qui se protège des coups en levant le bras droit, exactement comme le fait Suzy Solidor dans le portrait. Cette double affirmation de fragilité et de présence guerrière correspond bien au personnage de la chanteuse qui n'a pas peur de vivre ouvertement ce qu'elle est. Tamara théâtralise cette position sociale, tout en introduisant l'émotion dans les volumes et dans sa façon de découper l'espace. Rien de plus sensuel que ce buste à demi dénudé face à une femme qui aime le corps des femmes."



J'ai retrouvé sur Wikipedia un commentaire fort intéressant de Marie-Hélène Carbonel, la biographe de Suzy Solidor, dans une discussion autour de l'article consacré à Suzy. J'en retranscris ci-dessous un extrait :


Ce n'est pas Lili Marlène qui lui vaut ses déboires à l'épuration mais une autre chanson! "Au 31 du mois d'août", fort bien connue des Bretons... Son procès "ubuesque" ressemble plutôt à un règlement de compte de la profession (se reporter à la Biographie Suzy Solidor, une vie d'amours où le procès dans son intégralité occupe un chapitre entier). Suzy et son succès gênaient beaucoup. De plus elle était bisexuelle et cela "se portait" moins bien que l'homosexualité masculine... Cocteau le grand ami de Suzy, ne sera pas inquiété à la Libération: il était cependant un ami de longue date d'Arno Breker et de l'ambassadeur Abetz et avait, un temps, trouvé asile chez Violette Morris qui ne cachait pas ses options collaborationnistes...


J'adore ce personnage, Suzy Solidor est pour moi la représentation juste de quelqu'un qui s'assume. Il faut évidemment laisser les évènements dans leur contexte, assumer sa différence dans la France du début du XXe siècle n'est pas chose aisée, d'ailleurs en regardant de près, ceci a-t-il réellement changé dans le fonds ? La forme certes permet à ceux qui s'aiment autrement de se montrer, mais l'arsenal législatif les séquestre encore dans leur différence. Evidemment il est juste que certains aspects puissent se discuter, mais ouvrons le débat, sans passion, avec raison tout simplement.

Suzy Solidor était aussi une femme magnifique, avec une personnalité riche et une voix envoûtante. J'aurai toujours le regret de n'avoir jamais pu saluer cette femme exceptionnelle.

CYDRAH est l'anagramme de mon patronyme, j'y ai associé une devise :
Accepter la différence de l'autre c'est comprendre pourquoi nous sommes nés.

Merci d'avoir publié cette documentation.


Il n'y a pas que Suzy Solidor comme enfant illégitime de Robert Marie Joseph Surcouf. Il y mon grand père Monsieur ROBERT PINSARD (1916-2008), fils de Marie PINSARD et de Robert Marie Joseph SURCOUF. Qui a longtemps cherché ses origines !!!
MERCI

...........participe à des émissions de Radio-Paris et à quelques galas de propagande.
Mais c'est surtout d'avoir chanté sur Radio-Paris, dans l'émission de Jean d'Agraives, Au 31 du mois d'août qui lui vaudra une interdiction de chant d'un an et, en 1946, un blâme du Comité national d'épuration, une humiliation.............

Justement cette interprétation on ne la trouve pas
Elle ne semble pas avoir été enregistrée dans aucun de ses disques.
On doit cependant, forcément, la trouver quelque part
pourriez-vous m'aider ?
Merci
Salutations
Daniel Guyonvarc'h


Pour en savoir plus, je vous suggère de prendre contact avec Marie-Hélène Carbonel, par le biais des éditions Autres Temps.
Bien cordialement
YT


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