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03 février 2005

Commentaires

Dans Lettres à sa fille, 1916-1953 (une correspondance publiée chez Gallimard en 2003), Colette se livre beaucoup quant à son mal-être et sa peur de vieillir, de ne plus être rien, de ne plus intéresser personne. J'ai été impressionnée par le besoin viscéral qu'avait Colette de retrouver sa jeunesse à travers sa fille et tant pis pour les souffrances inhérentes à une telle situation!
Colette la fille, lasse des absences de Colette la mère, a appris à vivre sans elle et s'est peu à peu éloignée. Lorsque la vieillesse pointera le bout de son nez, l'écrivain appellera sa fille au secours, lui réclamera amour et attention. Si, au début de cette correspondance qui nous est donnée à lire, c'est la petite qui supplie sa mère de lui écrire, vers la fin, c’est une Colette vieillie et malade qui réclame du courrier à sa fille. Pathétique par moments mais toujours profondément humain.

"J'ai tant d'ambition pour toi, Chérie ! Non pas une ambition de situation mais une ambition de caractère. Tu me comprends ? Je ne peux plus fleurir que par toi."

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