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02 février 2005

Commentaires

ah ce texte.. me donne envie d'ouvrir les deux gros volumes qui m'attendent depuis.. ça doit faire 10 ans !

Tombé sur votre blog par hasard, via une recherche sur librairie Shakespeare & co. Juste envie de vous faire ce signe amical. Continuez !

Merci à vous. J'espère vous avoir éclairé dans votre recherche.


ACF Restonica et le centre culturel "UNA VOLTA" de Bastia présentent :

CHAOSMOS
autour de James Joyce, par Max Caisson
Vendredi 25 janvier 2008 à 18h00
Café Una Volta

"Max Caisson, universitaire et ethnologue livrera le point de ses recherches quant à l'énigme que constitue cette oeuvre littéraire, qui nous égare, mais qui met en valeur comment, pour certains, l'écrit peut venir border le trou, le réel pour Jacques Lacan, qui les menace."

Amicizia

Nadine


D'une lecture à l'autre, d'un texte à l'autre, Ulysse me poursuit, qui offre à mon regard ses multiples visages, toujours inépuisés.
Nous ferons notre possible, Nadine, pour être présents, vendredi prochain, auprès de Max Caisson.

Angèle,

Je t'espère en bonne forme et la lecture de ton blog est toujours passionnante. Je serais très heureuse de vous voir, Yves et toi, le 25, lors de la rencontre avec Max Caisson au centre "Una Volta".

"Chaosmos" est un terme employé par Joyce dans son livre http://www.caute.lautre.net/imprimersans.php3?id_article=580>Finnegans Wake et non dans Ulysse.

« Terme inventé par James Joyce (Finnegans Wake, 1939), tacitement repris par Deleuze pour signifier : « L’identité interne du monde et du chaos » (Différence et répétition, 1968, p. 382). (...) [C’est] l’affirmation de la conception d’un monde « constitué de séries divergentes » (Le Pli, Leibniz et le baroque, 1988, p. 188). » (Robert Sasso et Arnaud Villani, Le Vocabulaire de Gilles Deleuze, Les Cahiers de Noesis n° 3, Printemps 2003, pp. 348-349.)

J'avoue que ce livre de Joyce m'a paru bien difficile, et je ne l'ai pas vraiment lu. Pourtant, intuitivement il m'a semblé que l'on pouvait appliquer ce processus à une certaine expérience de l'interprétation oscillant entre irrationnel (inconscient) et pensée consciente, ordre et chaos, au point que dans mon recueil Cryptogrammes j'ai intitulé l'un de mes poèmes "Chaosmos".

C'est aussi cette oscillation que j'aperçois quand tu écris : "Contourner Charybde et éviter Scylla" : ce tissage et détramage incessant des significations textuelles, cette singulière "TEXTURE" qui caractérise ton écriture et qui évoque l'ouverture d'une certaine relation à l'Inconnu (le réel de l'inconscient). Peut-être nous en diras-tu davantage, vendredi prochain ?

Amicizia

Nadine


Merci, Nadine, pour ce rappel affectueux et amical. Comme je l'ai écrit, "D'une lecture à l'autre, d'un texte à l'autre, Ulysse me poursuit", et Ulysse de Joyce est l'une de ces oeuvres dont il est impensable de ne pas parler lors d'une conférence "autour de James Joyce", même si le titre premier de la conférence est "Chaosmos". Comme tu le sais, Ulysse, c'est à la fois "tout" et "personne", c'est aussi ce qui se dérobe à toute définition. "Ulysse est le seigneur des métamorphoses : il se masque et se transforme comme les dieux, comme Protée surtout [...] Ulysse se dilate à l'infini (La Pensée chatoyante : Ulysse et l'Odyssée de Pietro Citati, L'Arpenteur, 2004, pp. 109-110). Il se trouve par ailleurs que je venais de converser autour d'Ulysse avec Hélène Sanguinetti, dont Ulysse est le personnage le plus emblématique. Cf. http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2007/12/hlne-sanguinett.html>Alparegho.

Quant à Finnegans Wake, rassure-toi, je ne connais "personne" qui l'ait "vraiment" lu autour de moi, hors évidemment Cixous.

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