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03 janvier 2005

Commentaires

Ci-dessous :
le texte d’une chanson de Franco Battiato
Un cantautore sicilien
qui parle merveilleusement du manque de l’île aux insulaires ...
Je vous laisse le soin d’en donner une belle traduction aux lecteurs de Terres de femmes !

Pace e salute, cara isulana …
Guidu


____ Amata solitudine ___

A quel tempo tu stavi, sicura di te, della tua logica,
guidando e parlando ininterrottamente...
ed io, che già non ti ascoltavo più, (come ipnotizzato),
seguivo gli occhi che seguivano i colori,
i raggi elettrici della città.
Chissà cos'è quel moto che ci unisce e ci divide,
e quel parlare inutilmente delle nostre incomprensioni,
di certi passeggeri malumori.
Amata solitudine,
isola benedetta.

A quel tempo di te, amavo il tuo pensiero logico
e quella linea perfetta del baciare,
la simmetria delle tue carezze;
vivificato dal chiarore vibrante di sapore:
scintilla di una mente universale.
Ero in te come un argomento del tuo amore sillogistico,
conclusione di un ragionamento.
Ma mi piaceva essere così,
avviluppato dai tuoi sensi artificiali.
Ora sono come fluttuante...

Amata solitudine,
isola benedetta.

Così è finita, mi stacco da te, da solo continuo il viaggio.
Rivedo daccapo il cielo colorato di sole, di nuovo vivo.

_____ Franco Battiato ____

Caru Guidu,

Voici la traduction demandée :

Solitude aimée

« En ce temps-là, tu étais sûre de toi, de ta logique,
conduisant et parlant sans interruption…
et moi, qui ne t’écoutais déjà plus (hypnotisé que j’étais),
je suivais le regard qui suivait les couleurs,
les rayons électriques de la ville.
Qui sait quel est ce mouvement qui nous unit et nous divise,
et cet inutile bavardage de nos incompréhensions,
de ces mauvaises humeurs passagères.
Solitude aimée,
île bénie.

À l’époque où tu étais là, j’aimais la logique de ta pensée,
et cette ligne parfaite du baiser,
la symétrie de tes caresses ;
vivifié par la vibrante clarté de saveur :
étincelle d’un esprit universel.
J’étais en toi comme un argument du syllogisme de ton amour
conclusion d’un raisonnement.
Mais j’aimais être ainsi,
enveloppé par tes sens artificiels.
À présent je me sens flottant…

Solitude aimée,
île bénie.

Ainsi c’est fini, je me détache de toi, je continue seul le voyage.
Je revois à nouveau le ciel coloré de soleil. À nouveau je vis. »

Franco Battiato

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