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16 décembre 2004

Commentaires

bonjour,

Quelle chance d'avoir baigné tôt dans la littérature. Moi, j'ai mis du temps. Je faisais des maths pendant les cours de français.

Tu as une belle plume et ton blog est d'une lecture très agréable. Sans doute l'atmosphère de la Corse qui transparaît.

Le possible du merveilleux

Grazie tanto, eminente dottore Fulcanelli :
« Tous les instruments sont-ils [...] une cause d'erreur ? Loin de là; mais ils indiquent la vérité dans une limite si restreinte que leur vérité n'est qu'une vanité. Donc il est impossible d'y attacher une vérité absolue. C'est ce que j'appelle l'impossible du réel et dont je prends acte pour affirmer le possible du merveilleux. »

Fulcanelli, Les Demeures philosophales, Editions Pauvert, 1979, tome premier, page 128.


Giuseppe Tattarletti dessine de très beaux rhinocéros !

- RHINOCEROS N°10

- RHINOCEROS N°14

RHINOCEROS N°15

Amicizia
Guidu___


Tu me traques jusque dans mon bestaire, cavaliere ! Merci pour cette collection très graphique de "rhinodontes"! Le rhinocéros, double terrestre du cœlacanthe ?


Carnets du père - chimères invisibles - texte bouleversant...
J'ouvre le lien proposé pour le mot "Rhinocéros" et voici une lecture imprévue, une bouffée d'adolescence qui croise ma lecture de ce jour (Roland Barthes pour Jean Daniel).
Je m'efface pour lui laisser la parole.

"... je suis parfois saisi de la brusque envie de me souvenir. Aucune occupation ne tient alors ; j'interromps tout, je me jette sur mon lit, et je revois ou je ressens des scènes, des odeurs, des goûts, des lumières, des visages de mon passé.
[...]
...le grain du souvenir...sensations fines dont l'anecdote n'est que le support...la figure du père, le passage des frères et soeurs, le souvenir d'un professeur, celui d'une émotion... ces sensations sont éternelles, elles définissent par leur discrétion même, le "c'est ça !" du souvenir : j'atteins la figure incomparable de ce qui ne s'est produit qu'une fois, et peut dès lors revenir d'une façon voluptueuse et déchirante...
[...]
...l'enfance est hors du temps : c'est une utopie du temps, une "uchronie", c'est un âge au sens mythique du terme... il est libre - libéré de toute détermination -...
[...]
Car ce qui fait l'homme, c'est d'avoir une enfance, non telle qu'elle est vécue... mais telle qu'elle est remémorée, l'enfance nous donne l'image d'un souverain bien, parce que dans ce temps...j'ai la vie infinie devant moi - autrement dit, je suis immortel..."

Ce sont, de Roland Barthes, quelques fragments de la préface qu'il a écrite pour Le refuge et la source, un livre émouvant de Jean Daniel, Gallimard, coll. "Folio", 1979.




Vous me faites redécouvrir ce texte qui remonte au tout début de mon travail d'écriture. Je le relis avec plaisir et même avec bonheur. Je m'y retrouve, inchangée (presque !). Vous êtes une fouineuse et vous progressez dans l'art de vous servir des liens et donc de naviguer sur mes terres.
Je découvre en même temps ce texte de Roland Barthes écrit pour Jean Daniel. Je retrouve bien là, derrière les mots de cette préface, l'homme Barthes, que j'aimais tant, dont la sensibilité me bouleversait et l'écrivain, dont les analyses me comblaient.


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