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26 décembre 2004

Commentaires

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Cela fait plusieurs fois que je relis ce poème et je pense immanquablement à cette scène très étrange de la visite à l'immense sexe de femme que fait le héros du film Parle avec elle de Pedro Almodovar. Suis-je la seule à faire cette association ?

En effet, Florence. En le relisant après ta reflexion, la même image m'est venue à l'esprit. A suivre...

Ah le fantasme féminin chez l'homme latin ;) Un brin de dérision chez le sicilien Vitaliano Brancati:
"... 'La femme, disait celui-ci [le grand avocat], est le sel de la terre. Un écrivain qui se désintéresse de la femme ne sera jamais lu par personne.' L'imagination du grand avocat, au contraire, était pleine de jouvencelles équivoques, de femmes démoniaques, de lauriers-roses flamboyants, de lèvres pulpeuses. 'Le plus grand écrivain de la terre, c'est Gabriele d'Annunzio!' disait-il. Et quand, les soirs d'hiver, couvert d'un châle, un verre de magnésie à la main, il passait du cabinet à la salle à manger et à la cuisine, les mots qu'il transportait dans son crâne, sous le mouchoir noué aux quatre coins, étaient: violettes, soyeux, légèreté, fragrance, somptueux, velours, accord mineur, exquis, acacias, opulent, empire, ambigu, joyaux. C'est pourquoi, s'il retournait s'endormir dans la pénombre, sa silhouette, telle une fenêtre d'albâtre opaque derrière laquelle pointe l'aube, semblait émettre une lueur. C'était ce monde dannunzien, disait le fils, ces adjectifs et ces mots splendides, qui faiblement transparaissaient. 'Mais tu es fou? disait la mère. Ce sont les boutons de sa chemise!'... "

in Le Vieux avec les Bottes, Vitaliano Brancati, 1946, Flammarion, 1995, page 59

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