https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup Dans le nid le nœud - Terres de femmes
Ma Photo

Prix de la critique poétique Aristote 2013

BIBILIOTHEQUE
Index des auteurs cités
AMELIA-ROSSELLI-
Éphéméride culturelle
MARCHER DANS L'ÉPHÉMÈRE
Marcher dans l'éphémère
NOAILLES
L'instant Noailles
PATINIR
Le dernier rêve de Patinir

Italies Fabulae




  • Italies-fabulae-Paoli



    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



Solitude des seuils
Solitude des seuils



De l’autre côté

Le Lion des Abruzzes
chez Cousu Main






Arbre bruyère
L'arbre bruyère, avec Stéphane Causse





Rouges de Chine




  • ROUGES DE CHINE => PAGE D'ACCUEIL






Éclats d’éclats




  • Éclats d’éclats



MURALE 1
MURALES
Noir écrin
Noir écrin
Manfarinu l'ane de Noël(1)
Manfarinu l'âne de Noël
Le tour de Corse à la voile 150
Le tour de Corse à la voile
Mazzeri
Mazzeri
CANARI
Santa Maria Assunta de Canari
Les topiques d'Angèle Paoli
Index de mes topiques
BNF lettrage
Angèle Paoli / Data Bnf
6a00d8345167db69e2010534cb4443970b-800wi
Angèle Paoli / Zilbal -donna
LES PLANCHES COURBES YVES BONNEFOY
Lecture des - Planches courbes - d'Yves Bonnefoy
Bleu _Fotor
Anthologie du bleu

« Mosaïques en écailles (Forêt d'Aitone) | Accueil | La soupente sur l'Aventin »

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Guidu

Chère Angèle,

En prolongement de la conclusion de votre texte (« Elle la femme au visage triste l’enfant in-désirée de la soupente la déshéritée. »), je voudrais vous donner à lire ce qui suit. Vous comprendrez sans doute mieux encore ce que savez déjà. Que notre île, pour nous les insulaires, oui, est bien :

UNE ILE METAPHORE _________

Il a quitté l’aéroport au volant de l’automobile de location. Il longe le bord de la mer par le chemin qu’il suit maintenant jusqu'à une ville très ancienne. La mer est calme, le soleil au-dessus éclaire son azur, il paraît plus limpide encore. Ses rayons font tout autour des rochers qui affleurent comme des couronnes de diamant. Elles brillent plus vives et plus scintillantes encore que des étoiles.

Il est au village maintenant. Sur un monticule. Dans une grande vallée. Elle est dominée de tous les côtés par des montagnes qui l'entourent comme un entonnoir. Il a éteint son flambeau. Il fait jour. Il se lève et regarde la campagne. Il voit les chèvres marcher dans les sentiers du maquis et sur les collines. Cà et là, il y a des feux de bergers. Il entend leurs chants. Ils résonnent parmi les plus hautes montagnes de l’île. Figé sur un promontoire, il voit en dessous toutes les vallées et toutes les montagnes qui descendent vers la mer. Les ondulations des coteaux ont des couleurs diversement nuancées, suivant qu'ils sont couverts de maquis, de châtaigniers, de pins, de chênes-lièges, d'oliviers ou de prairies. En face, à l’horizon, l’infini s'étend. Cet insondable comme ce qu'il sait d’elle est méditerranéen. Devant un pareil spectacle, il ne cherche pas à comprendre ce qui se passe en lui. Il se résigne. Il reste ainsi des heures sans penser. Il scrute ébahi la grande ligne blanche qui s'étend dans le lointain. Il a presque envie de pleurer. Il se retient. C’est devant cette mer-là, quand, avec tout son azur, elle surgit au soleil entre les fentes des rochers rouges, que le cœur alors, en une immense envolée, court sur la cime de ces flots si doux, vers ces rivages aimés. Les mêmes où les poètes de l'Antiquité imaginèrent toutes les beautés dans un pays débonnaire, le leur, où l'écume, un matin, apporta Vénus endormie dans sa coquille de nacre.

Plus tard, bien plus tard, par un temps serein, par une mer calme, il quitte l’île. Son île, leur île, si belle. Il lui dit un dernier adieu. Le voici réinstallé devant son écran. Loin d’elle, auprès de souvenirs qui brûlent. Il recommence sa vie sur le clavier de son ordinateur. Il se demande ce qu'ont donc les voyages de si attrayants pour qu'on les regrette à peine achevés.

Il le sait, il l’a compris maintenant, il rêvera longtemps des forêts de pins, des châtaigneraies humides, de la Méditerranée si bleue, si limpide, si éclairée de soleil. Car c’est avec elle qu'il lui faudra bien un jour s'y rendre encore pour qu’elle accepte enfin la tristesse de son peuple, la beauté simple des sentiments des siens.

Un prochain hiver, quand la neige recouvrira les toits et que le vent sifflera dans les serrures, leurs âmes confondues erreront dans le maquis de myrtes, le long des golfes si purs où la lune, en baignant son corps de sirène comme un appel éperdu, leur dira la nécessité de retrouvailles pour toujours.

Amicizia
Guidu _________

Guidu

Chère Angèle,

Je viens de relire ce texte si émouvant de sincérité et il m’a fait penser à cette photographie que j’ai réalisée à vos cotés un jour de libeccio. C’était le 17 août 2007 à 15 heures 41, vous souvenez-vous ?

J’avais probablement en mémoire «l’organisation à échafauder les tensions à éviter les susceptibilités à ménager les toiles d’araignées à découdre effacer délacer biffer»

Et depuis je sais désormais que vous ressemblez à votre paysage, à votre paysage quotidien, à votre libeccio…

Melita Gianandrea décrit ainsi :

Il libeccio ___

Il libeccio ammanta di calura la terra,
si muove il canneto,
e danza sul mare,
coriandoli di rena calda,
avvolgono il gabbiano in fuga.

Amicizia
Guidu____

Angèle Paoli

J'avais oublié ce texte, cavaliere, mais je revois le moment précis de cette photo. Depuis, la maison et son jardin sont fermés, ses habitants se sont dispersés. Les maisons voisines se sont repliées sur leur silence et moi, je hante les lieux désertés par l'été.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Angèle Paoli auteure
Angèle Paoli auteure, était aussi membre du jury du Prix de poésie Léon-Gabriel Gros (revue Phœnix) pour l'année 2013. Elle a été poète invitée de « Ritratti di Poesia-Fondazione Roma » en 2016.

Répertoire par numéros de revue



  • Pour accéder au répertoire, CLIQUER




Lectures
Les lectures d'Angèle Paoli

Anthologie poétique
Terres de femmes 2021

 ? Faire défiler les 116 poèmes
116 POÈTES
Angèle Paoli à Canari  Cap Corse
Angèle Paoli à Canari, Cap Corse, by Guidu
Angèle Paoli By G.AdC
Angèle en aquatinte, by Guidu
YVES THOMAS
Yves Thomas mon éditeur
SILENCE-CAP-CORSE
- Laisses de mer - dit par Guidu

Les Noir et Blanc de Guidu

  • Guidu, ses Noir et Blanc
    http://guidu-antonietti.com/
  • Guidu: Noir et Blanc


Site sélectionné

Paperblog
TDF SUR PAPER BLOG

ISSN 2550-9977

1164624647_f
Comment Angèle Paoli réussit-elle à captiver l’attention du passant “électronisé” ?
JEU DE PLIS jpeg
Jeux de plis

décembre 2022

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  




Retour à l'accueil