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Caroline Sagot Duvauroux

Caroline Sagot Duvauroux

Portrait de Caroline Sagot Duvauroux
Image, G.AdC


Le silence serait-il l’enjeu de la parole ?



Alors la terre rouge naît du vert. La promenade déroule les épisodes du paysage dans le temps de la marche. C’est en couleur. Dans le temps de nos écrits, c’est noir et blanc. À cause du mauvais temps, sans doute, car on tourne en technicolor. On dit Vert, dans le temps qui va. On arrache un pied à l’appui d’ensuite et le passé parle, les morts parlent. Ça sort de ligne, ça lève, c’est de l’annonce aussi, de l’ivraie, de l’ongle. Alors les temps tracent l’ébauche d’une langue de foin, de larmes, de poussière ; de jonchée. Des temps tournent bosse la terre se creuse l’eau coule au front. La poésie ravine un principe linéaire.


Caroline Sagot Duvauroux, Le Livre d’El d’où, Éditions Corti, 2012, pp. 74-75.





■ Caroline Sagot Duvauroux
sur Terres de femmes

Le Livre d’El d’où (lecture d’Angèle Paoli)
[La poésie ne traduit pas] (extrait du Livre d’El d’où)
Le Buffre (lecture de Tristan Hordé)
[Je dissone] (extrait de L’Herbe écrit)
Mais avant (extrait du Buffre)
L’eau puissante ? (extrait de Aa Journal d’un poème)
Le Vent chaule (lecture d’Angèle Paoli)







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