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13 juillet 2013

Commentaires


Cette note de lecture comme une offrande en plein cœur de l'été.
Nous voici, après trois poèmes, face à un recueil.
Écriture traversée par de mystérieux symboles comme ..... /..... qu'interroge la lectrice. Silence ? Respiration ? Pensée à suivre ? Ou face à un titre tout aussi mystérieux Parallaxes dont une possible définition : "Incidence du changement de position de l’observateur sur l’observation d’un objet" ouvre à une béance, un tangage : le livre bouge. Du blanc aussi comme celui d'un linceul, d'une interruption de la parole. Cela ressemble à une plaque de silence. Comme une épreuve pour la parole. Comme un trou dans la langue quand il faut dire la vie déchirante, déstabilisante. Une blessure d'encre, une page qui craque, "Et toujours les insectes qui crissent, sauterelles liées aux souvenirs", écrira la lectrice attentive au bruit de plume.
C'est une poésie de la gravité, de l'insécurité, une crispation des mots qui pèsent sur l'âme du poète. Écrire comme pour se taire, pour que l'écriture soit comme du silence, une méditation.
Une note de lecture éblouissante, comme un partage spirituel entre Lionel Jung-Allégret et sa lectrice. Merci.




Merci Chère Angèle, du fond du coeur. Je suis très touché par votre belle lecture.


En psychologie, la parallaxe est une modification de la subjectivité, de perceptions d’une même réalité. Etat qui conduit à percevoir de cette réalité d'autres sens, décentrés de sa propre perception pour construire un nouveau sens de cette même réalité...


LJA

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