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05 mars 2013

Commentaires


Je ne connaissais pas ce livre de R. Calasso. Cette façon d'approcher l'artiste et l'homme, l'art pictural du XVIIIe s., est étonnante. Le "rose" de Tiepolo... j'y ajouterais volontiers les bleus transparents des plafonds qu'il a décorés à Venise.
La guitare d'Anthony Ocaña, si légère et si proche des sonorités du oud, accompagne joliment la lecture de cette éphéméride.




Cette composition de Guidu AdC. : "cinq fragments de ciels de Tiepolo" est extraordinaire. Rien que la couleur, que les couleurs entre elles. Exaltation d'une lumière presque irréelle des ciels d'été ! La couleur devient un élément fondamental de la construction spatiale de la composition. Tiepolo arrive à retranscrire ses sensations picturales avec bonheur et ces couleurs sont d'une somptuosité incroyable. Palette magique : jaune clair presque doré, coulées bleuâtres s'empourprant ou s'éteignant dans des mauves fragiles, bleus vifs et roses joyeux. Toutes fusionnent, se fondent, épurées dans la légèreté de l'espace. quel virtuose ! Poésie légère d'une grande subtilité chromatique. Merci Guidu.



Merci à vous chère Christiane !

Savez-vous que, pour un peintre authentique, la figuration n’est ni figurative ni abstraite, elle est tout simplement sienne. Elle est d’abord mentale quelles que soient les époques…

Ainsi, en s’approchant d’une toile, surtout si elle est de grand format, on ne distingue plus clairement les formes… ce sont des teintes, souvent des formes sans forme que l’on perçoit d’abord.

Quand je visite une exposition je suis aussi le nez quasiment sur les toiles et je me recule ensuite pour en envisager l’ensemble. C’est ce que font les peintres, il peignent à quelques centimètres de leur toile ou de leur plafond (quand c’est à fresque ou à l’aquarelle c’est encore plus vertigineux, le temps est compté, comme en un instantané photographique…) , ils inscrivent leur traces à la distance de leur main augmentée seulement de celle de leur pinceau, il n’ont pas besoin de voir ce qu’il font, c’est d’ abord par l’esprit qu’il inscrivent, même si le medium est le bras qui transmet l’impulsion du cerveau (de l’âme) au pinceau jusqu'à la surface …

La peinture abstraite a toujours existé et n’est pas une révolution, elle est juste un changement de convention. Les arts, les vrais, ne sont pas rupture mais continuité tout au long de leur histoire.
Ce n’est pas l’art qui est novateur, mais seulement le regard qu’on lui porte !
Ainsi des cavernes de Lascaux à Olivier Debré, l’Art n’est dans le fond qu’une question de point de vue … (le mien est celui du photographe )
J’ai compris cela en faisant de la photographie, où tout est dans le cadrage, la mise au point, le zoom, la lumière, le sujet souvent en étant secondaire…

J‘ai proposé ci-dessus une lecture « abstraite » de Tiepolo qui ne vous a pas échappé ni à notre cher webmestre éditeur !
Ce n’est pas un sacrilège, pas une critique anti-académique, seulement un point de vue…
Merci encore de le partager et de me permettre de faire référence au Mythe de la Caverne si cher à Platon en évoquant une pipe qui n’en est pas une…

Amicizia___
Guidu


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