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08 janvier 2013

Commentaires


Lire la note de lecture de Sylvie Besson à propos du recueil de Lorine Niedecker, c'est marcher sur un chemin qui n'a pas été foulé, c'est voir une main écrire une autre main. Les deux écritures se rencontrent en symétrie. L'une engendrant l'autre, l'éclairant. Sylvie Besson incruste si subtilement son écriture dans la mouvance de l'écriture de Lorine Niedecker que les deux se rapprochent, qu'un rapport de mise en abyme naît entre ces deux plumes. Elle fait contrepoids par ses mots à l'envol de ceux de la poète lue, les tisse, les "laboure" et les effleure tour à tour. L'énigme devient alors énigme d'emboîtement comme dans le tableau de Velasquez Les Ménines où l'on voit dans un miroir ce qu'on ne voit pas réellement dans le tableau.
Sylvie Besson accepte de voir sa signature s'estomper dans ce questionnement, cette analyse lumineuse qui deviennent allégorie de Louange du lieu et autres poèmes de Lorine Niedecker, tout en se décentrant par la lecture qu'elle en fait.
Je suis conduite, grâce à cette note de lecture fécondante, à ouvrir ce recueil pour y faire mon propre "labour", y vivre ma semaison, mon dessaisissement comme à chaque fois que j'entre sur les terres de poésie chères à cette belle revue qu'est Terres de femmes.


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