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21 novembre 2012

Commentaires


Vous, les poètes vous m'étonnez.
Dans cet admirable poème, Robert Duncan évoque la genèse d'un poème comme une expérience d'inévitable, un malgré tout, un malgré la vie. Un mystère rebelle qui travaille au profond de l'être dans ce qui deviendra la langue. Quel austère chemin celui qui conduit à mettre au monde cette présence inconnue, têtue, presque insoupçonnable, avec beaucoup de renoncement pour toutes ces autres choses qui font la vie. Et après, cette bataille avec les mots pour décrypter ce qui frappe là-dedans avec insistance, douleur et joie mêlées. C'est d'enfantement qu'il s'agit. Mais ça ne cède pas. Ça revient, différent et semblable. Et vous accueillez ça, fragile et rare, ce souffle, ce presque rien pour écrire sur la page blanche du monde quelque chose qui n'a jamais été écrit, prononcé, lu.
Vous, les poètes vous m'étonnez et me bouleversez.


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