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07 août 2012

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J'aime retrouver la poésie sauvage et pure de Jacques Dupin. Sa parole brève, secrète, redoutable. Il fait tout exploser, les mots, les sons, les images. Ça sent le meurtre, la mort et pourtant c'est éblouissant comme s'il fallait faire le vide et renaître quelque part de ces copeaux de lumière tombés dans la nuit* du silence sans voix. Comme enfin, tout livre refermé, toute bouche close pour que ça naisse ce qui a mûri dans cette bataille du tout ou rien. Cette souffrance qui a pris le risque de la non-communication. Comme sa nuit d'écriture est longue... comme une encre qui le dévore, sans fin et le dénude lentement. Une solitude absolue, éprouvante. Ce qu'il écrit cherche l'origine de son écriture dans un lieu invisible pour nous, un lieu terrible, d'achèvement.

(*photographie magique d'Angèle Paoli : qu'est-ce ?)

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