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30 juin 2012

Commentaires


un chant rejoint le lecteur dès les premières strophes. Un éclat l'accompagne par la suite : "Tantôt fouet tantôt silence"
Très belles histoires d'arbres



"Tu serais..." comme dans un jeu d'enfant... Ce conditionnel crée un passage du réel à l'imaginaire et nous fait entrer dans les métaphores choisies par Lionel Ray. Elles esquissent un monde fugitif de friselis lumineux : feuilles de l'arbre "calme" ou incertaine eau vive qui "cherche le chemin pressenti". Images d'un bonheur qui affleure, suggéré, où même les mots désirés n'ont jamais été prononcés, écrits. D'image en image jusqu'à celles lointaines de l'enfance, ce "tu" à qui est dédié ce poème devient indicible, discret, "frêle" comme une présence mi-rêvée mi-réelle qui affleure dans une absence à soi. Émotion à lire ce poème en ses vibrations, ses incertitudes du possible réel, mystère de cette douceur attendue mêlée à une douleur inévitable ("fouet"... de l'écriture ?). Et si ce "tu" était adressé à ce "je", le poète aspirant à ce calme, à cette transparence comme dans ce miroir reflétant son visage... enfin souriant... Se parle-t-il ?


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