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01 juin 2012

Commentaires


C'est une belle idée ces Vases communicants. Une occasion de découvrir un poète voyageur, ici, Florence Noël.
J'ai suivi le lien pour découvrir la tragique et triste minotaure d'Angèle Paoli sur cette autre revue littéraire et je viens ici, regarder ce poème-ci.
Je dis regarder car toujours je regarde les pierres avant de les toucher. C'est un monde fascinant, une pierre... Ensuite je les tiens ou les caresse avec la paume. C'est plein de vibrations une pierre... une longue histoire d'éclats ou d'effritements. C'est parfois lisse et rond si la mer l'a roulée contre son ventre d'écume et de sable.
Qu'en est-il de ces pierres-là ?
Une bogue... image forte qui enveloppe un mystère charnu... des pierres pour le repos... je pense - au-delà de la mort - aux jardins japonais si calmes où quelques pierres permettent aux pensées de se poser, de se reposer... Plus tard, les mots deviennent obscurs. La poète les a voulus ainsi pour que ses mots calcinent la langue. C'est à peine transmissible, un émiettement du dire, un lieu secret pour la paume, un effleurement. Quelque chose de perdu - ou à perdre - comme une innocence. Des mots engourdis d'être soulevés de dessous la pierre, là où elle pèse sur le monde. Comme une solitude qui exige une pudeur du lecteur... silence orant...


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