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16 avril 2012

Commentaires


Ce livre de Marie-Claire Bancquart, il ne fallait pas l'abîmer en l'évoquant, et cette lecture attentive, explicite, raffinée d'Angèle Paoli me ravit. Du bout des doigts, du bout des mots, en petites touches humbles et délicates, A.P. se fait l'émule de l'écriture de Violente vie. Elle l'accompagne par sa pensée et sa sensibilité. Une sorte d'osmose unit les deux poètes. C'est un billet pensif qui rapproche les mots de l'une et de l'autre pour faire bien commun, de l'être bien ensemble dans l'écriture et la vie. Un mouvement de marée, un balancement des vives-eaux des mots, une terre sauvagine. Ce livre-là, assurément, devient précieux et désiré pour apprivoiser la sagesse d'un clair de vivre. Un livre-source...



Je viens de refermer, émue, le recueil Violente vie de Marie-Claire Bancquart. Écriture qui grave dans l'âme du lecteur cette matière très obscure que je retrouve dans la gravure de Marc Pessin qui est posée sur la couverture du livre comme une vague qui reflue emportant dans son ressac des flux de vie, des sillages entre vie et mort. Sur le relief de cette vague noire s'inscrivent des lignes de lumière, flux laminaires des encres, strates soulevant le magma de mots. Comme une translation de plissements que soulève la vie. Il y a là une empreinte des mots, sans les mots. Un passage de la poète au graveur. Une part de nuit partagée. C'est vraiment très beau cette mutation de la parole en image. Voile noir sous lequel une vague d'amour frémit, voyage, inscrit.
Le Castor Astral réussit là une belle, très belle rencontre... parole-miroir


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