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18 avril 2012

Commentaires


Il marche, il marche et ses pas deviennent les lignes d'une route de mots. Une frontière entre la terre et l'eau le conduisant vers sa filiation, là où la mort touche la vie, là où la vie touche les mythes. Une frontière incertaine où un autre monde le guette à l'intérieur de sa mémoire. Un monde de légendes qu'il faut nommer pour que les ténèbres se dissipent. Un jour il est parti pour se trouver. D'où est venu ce désir ? Il a rencontré beaucoup de paysages, d'hommes - ceux qui connaissent les secrets d'un monde ignoré -, de bêtes, de rivages. Il a marché sur ces terres froides et soudain ça a surgi. La mue d'un corps à l'autre, désemparé. Le fils devenant père du père, frontière du monde de l'enfance.
C'est un lent travail d'écriture, fragile, solitaire, fugitif, douloureux qui s'enroule comme une incantation autour du père agonisant. Mourir à soi...Un trou dans l'âme... enfance et mort... mort et voyage...



C'est bien cette belle photo en noir et blanc. Neige sur le cimetière de Woodlawn, dans le Bronx, à New York.
C'est bien cette musique de Brad Mehldau puisque dans ce lieu reposent Lionel Hampton, Duke Ellington, Miles Davis.
C'est bien ce lien (éditions Obsidiane) qui me fait approfondir la lecture du poème. Cette route qui s'interrompt devant la tombe de Hermann Melville... Moby Dick... la baleine blanche... des rêves... le fils aussi...
Ici, sur Terres de femmes, les images apprennent au lecteur à relire... à relire encore et à lentement suivre les mots des poètes...


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