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30 avril 2012

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Il n'y a qu'un chemin pour rejoindre un tel être : la lire... écrire peut-être... partir, là où ce n'est pas encore écrit...
Entre les voix de ces deux grands poètes : Raphaële George et Jean-Louis Giovannoni, j'en glisse une autre, si discrète, venue de Suède, celle de Tomas Tranströmer (Baltiques). Puissent ces mots les réunir dans cette neige :
"Las de tous ceux qui viennent avec des mots, des mots mais pas de langage,
je partis pour l'île recouverte de neige.
L'indomptable n'a pas de mots.
Ses pages blanches s'étalent dans tous les sens !
Je tombe sur les traces de pattes d'un cerf dans la neige.
Pas des mots, mais un langage."



Ces mots de Raphaële sont bouleversants. Comme tous les livres qu'elle nous a laissés et mentionnés sur ce site.
Un mot pour rappeler qu'avec mes amis Jacques Brémond et Anik Vinay, dans notre collection Lettre Suit (années 80-90) co-éditée par Jacques Brémond et l'Atelier des Grames, nous avons publié une "lettre" que je lui ai demandée sur le thème de la maladie et qu'elle écrivit sous le nom de Ghislaine Amon.
D'autres textes parurent dans Lettre Suit, entourant celui de Ghislaine Amon: ceux de Jacques Darras, Liliane Giraudon, Roger Munier, Isabelle Baladine Howald, Charles Juliet, Christian Gabriel Guez-Ricord, Christian Michaud, Michel Butor, Antoine Emaz.
Il est possible que cette lettre soit reprise dans un livre préparé par notre ami commun Jean-Louis Giovannoni.
Merci, Angèle, de garder la mémoire de Raphaële, Ghislaine.
Très amicalement, Jean Gabriel


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