« Nicolas Pesquès | [Courir la pente] | Accueil | Vittorio Sereni | A Venezia con Biasion »

25 mars 2012

Commentaires


C'est un régal cette lecture savante et ludique.
Ce que je ressens de ce livre, de l'écriture de Christine Bonduelle au travers de ce billet et des poèmes mis précédemment en ligne sur Terres de femmes ?
Comme des pierres volcaniques d'obsidienne.
Quelque chose qui, traversant la terre du langage, s'est métamorphosé. Une jouissance du verbe, un franchissement des limites, un renversement de l'ordre établi. Ces néologismes me surprennent, si proches de la langue usuelle que je crois les connaître. Mais non ! C'est de l'inconnu fait avec du connu. Ça s'est déplacé, s'est substitué, s'est transposé rendant le langage cocasse et le ménage... désinvolte. C'est presque une parodie de chiffons et plumeaux, lessives et vaisselles. Christine Bonduelle enfante une langue où elle se sent bien, ouvrant un langage nouveau et Angèle Paoli tout en se ravissant de ces créations donne à sentir le métier, la structure, le travail presque artisanal de la faiseuse de mots.
C'est audacieux, reposant, ça aère le langage conventionnel. La poésie donne existence à la langue mais en fait belle pâte à malaxer, étirer, rouler, couper et à laisser lever dans l’œil des lecteurs.


L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.