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26 février 2012

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Cette série de photographies de Marc Trivier, embrumées, semblant sortir de la nuit, trouble les repères ne permettant pas d'identifier les personnages, le lieu. Quelle étrange lumière où affleurent des êtres fantomatiques puis rien, rien que du noir braiseux, si intensément. Des présences suspendues, comme si on évoluait dans un songe, dans une cendre de silence.
Le rapprochement effectué par Angèle Paoli de ces photographies avec l'écriture de Jean-Louis Giovannoni éclaire les deux œuvres. Elle scrute l'une et l'autre, s'interroge pour donner sens à l'invisibilité de ce théâtre d'ombres, entre transparence et opacité, effacement et inscription. Elle crée un passage et nous voici au seuil de l'énigme, invités à démêler l'écheveau des possibles. Images farouches. Mots farouches. Le poète écrit en retrait, par mots-esquisses, mots-cicatrices. Beauté duelle inscrite dans le passage du temps. Brûler les questions comme devant l'ultime photographie ou le dernier mot du poème... osciller entre déchirement et cohésion...


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