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04 janvier 2012

Commentaires


André Masson... J'étais assise dans un fauteuil d'orchestre au théâtre de l'Odéon attendant la représentation et scrutant le plafond de la coupole, perplexe. Je ne voyais qu'éclats un peu furieux d'une palette multicolore quand un voisin cultivé et amateur d'art me conta cette oeuvre d'André Masson, sans omettre qu'elle fut démontée et remontée avec soin lors des travaux de réfection du théâtre. Elle avait donc était créée en 1965 à la demande d'André Malraux - alors ministre de la Culture. D'inspiration baroque on pouvait distinguer les figures de la comédie et de la tragédie. Tête d'or de Claudel - A.M avait, dans un autre temps, dessiné costumes et décors à la demande de J-L. Barrault pour cette pièce -, Falstaff pour Shakespeare, Agamemnon pour Eschyle, Lysistrata pour Aristophane et ces colosses pour la méditation, la peine ou la joie. Je me souviens de ce double ravissement : explorer une oeuvre d'art, écouter un érudit esthète. Puis la salle effaça ses décors pour entrer dans le noir précédant la magie du théâtre...


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