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03 décembre 2011

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Ce poème de Jacques Lovichi crée une impression d'obscurité, une tristesse douce rêvant la trace d'un amour inaccompli, une mémoire éblouie d'arbre foudroyé. Ce sultan des asphodèles est bien seul dans ce moment furtif d'effacement où le soir approche, un instant d'être vacillant. Les mots, presque insaisissables, palpitent comme la lumière d'une étoile qui va s'éteindre. Ne demeure que la présence légère des asphodèles. L'âme du poète semble enveloppée d'une sérénité un peu mystique, un battement de mer, un crépitement de flamme, un silence, un chant de source, le crissement d'une déchirure. Mais la paume de l'amour a laissé son empreinte clandestine sur l'écorce de l'arbre...


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